Sunday, September 14, 2014

Shambhala, centre occulte du futur gouvernement mondial ?

par Leek Osov

Qu'est-ce que Shambhala d'un point de vue ésotérique ? Connaître les véritables légendes tibétaines et mongoles permet déjà de se sortir des fantasmagories du New Age qui voudrait en faire un paradis de coton, alors que les descriptions authentiques en font un point de force majeur de la planète qui serait plutôt lié à l’élément Feu. Toutefois, tant qu'on en reste a une compréhension "mythique", on ne va pas beaucoup plus loin que les innombrables "chercheurs de Shambhala" qui se sont lancés à pied ou à dos d’âne dans l’Himalaya avec l’espoir de tomber sur le "Royaume perdu" au détour d'une vallée. Non, il faut une approche ésotérique qui nous permettrait de comprendre précisément sa place et son rôle exacts dans l'organisme énergétique qu'est la planète Terre.

Dans cette perspective, la seule source valable sont les écrits d'Alice Bailey (1880-1949), dans lesquels se sont décrits non seulement les différentes hiérarchies invisibles de la planète mais aussi leur plan pour l'humanité dans les prochains siècles. Inconvénient majeur, ces informations viennent directement par channeling, de celui qu'on nomme... le Tibétain, alias Djwahl Khul qui, naturellement, a un certain parti pris pour les Mongols, étant lui-même (il l'admet) de cette race-là.

Tous les écrits d'Alice Bailey ne sont en fait qu'un gigantesque appel pour que des âmes viennent participer au Plan mis au point par ces forces-là — forces qui, comme nous l'avons compris en ce qui concerne le lamaïsme, agissent magiquement sur le monde, mais sont arrivées à un point où elles ont aussi besoin d'acteurs conscients. Ou plutôt semi-conscients, car en politique les enjeux réels restent cachés, surtout lorsqu'ils sont peu avouables... L'enjeu de l'époque est  la mise en place d'un gouvernement mondial garantissant une paix durable afin que les entités invisibles entourant la Terre puissent continuer à parasiter tranquillement l'humanité. Elles-mêmes ne se considèrent. bien sûr, pas comme des parasites mais comme des acteurs utiles de l'économie énergétique planétaire. Elles croient surtout avoir atteint un haut niveau spirituel alors qu'elles n'ont fait qu'hypertrophier, par des exercices occultes, certains aspects de leur être au détriment des autres. Pour dire les choses simplement : ceux qui se prennent pour des bodhisattvas alors qu'ils sont bloqués depuis des éons dans les royaumes des morts — sont les pires ennemis de la liberté sur Terre.

Quoique menant une vie antinaturelle, hors de l'harmonie universelle, ces entités sont organisées hiérarchiquement. Ce que nous apprenons en lisant l'ouvrage d'Alice Bailey Extériorisation de la Hiérarchie (duquel nous avons extrait les citations ci-dessous), c'est qu'il y a trois centres de force majeurs dans la hiérarchie planétaire.

Ces trois centres s'occupent actuellement de la mise en place du Nouvel Ordre Mondial à différents niveaux. En commençant par le plus bas, il y a le "troisième rayon" qui s'occupe de mettre au point la civilisation future d'un point de vue technique. Tout ce qui concerne l'industrie et la technologie prend forme, nous dit-on, grâce à ce centre. Son pouvoir est celui de l' intellect, c'est-à-dire de l'intelligence pratique. Le groupe qui s'occupe de cet aspect est simplement mentionné par Alice Bailey comme étant "l'Humanité".

Le deuxième rayon est celui dit de "l'amour-sagesse". C'est le centre qui s'occupe de mettre au point la future religion mondiale, notamment en développant l’œcuménisme et en atténuant tout ce qui pourrait constituer un obstacle à cette prochaine fusion. Djawhl khul est directement lié à ce centre, les Tibétains étant, bien entendu, des experts en ce qui concerne la manipulation des émotions. Le groupe qui s'occupe de ce rayon se nomme simplement "la Hiérarchie" - c'est la hiérarchie des "maîtres de sagesse" auxquels se réfère presque exclusivement le New Age. Ce sont les parasites les plus proches de notre sphère de conscience.

Finalement, nous arrivons au premier rayon, celui de la volonté. C'est là que se décide la politique mondiale future. Et ce qui va nous intéresser, c'est que ce centre occulte-là est constamment mentionné dans la littérature néo-théosophique sous le nom de Shambhala.

UN MYSTÉRIEUX CENTRE DE LA VOLONTÉ

Nous allons nous rendre compte que Shambhala est encore plus mystérieux qu'il n'y paraît au premier abord, car même Djwhal Khul - qui parle pourtant ouvertement de nombreux aspects du monde invisible - évoque ce centre comme quelque chose qu'il ne connaît pas vraiment - quelque chose qu'il doit toutefois suivre car lui-même est inféodé à cette hiérarchie occulte. Ainsi explique-t-il : « Le problème de l'obscurité apparemment impénétrable de l'intention de Shambhala (...) est une situation à laquelle la Hiérarchie doit s'adapter au moyen de l'alignement » (p. 535).

Dans le vocabulaire de Djwhal Khul, la Hiérarchie représente le deuxième rayon qui doit faire le lien entre l'humanité (troisième rayon) et Shambhala (premier rayon). Elle doit assurer l'équilibre, ce qui n'est pas toujours facile car les impulsions volontaires provenant de Shambhala sont parfois très violentes. Djwhal Khul poursuit :

« À votre modeste échelle, vous vous adaptez à la Hiérarchie en construisant le pont qui unit l'humanité à la Hiérarchie (...) De son côté, la Hiérarchie travaille à établir des fils entre elle-même et Shambhala (...) La tâche qui attend ceux qui travaillent dans l'alignement par l'adaptation est en quelque sorte d'électrifier ce pont, produisant une interconnection complète entre ces trois centres, de sorte que le poids de la Volonté de Sanat Kumara puisse progresser sans entrave de sphère en sphère et de gloire en gloire ».

Pour utiliser un vocabulaire plus explicite, le but ultime de tout ce travail dit "spirituel" serait donc que Sanat Kumara - chef de Shambhala dans le vocabulaire néo-théosophique - puisse imposer sa volonté sans entrave à l'humanité, que cette dernière lui soit totalement soumise. Et le but de la Hiérarchie dont Djwhal Khul fait partie est uniquement d'harmoniser par tous les moyens ces deux groupes de nature différente. Pour Djwhal Khul, la volonté de Shambhala est bien évidemment la volonté de Dieu, mais compte tenu de ce que nous savons des Tibétains, ne se pourrait-il pas que ce que l'on appelle "Dieu" soit un groupe de lamas, ou autres êtres, qui ont surdéveloppé leurs pouvoirs psychiques ?

Djwhal Khul nous explique qu'un changement est survenu depuis le milieu du l9 siècle :

« Shambhala peut maintenant atteindre l'humanité directement. Il y a donc deux points de contact, le premier via la Hiérarchie, comme c'est le cas depuis longtemps, et le second conduisant en ligne directe l'énergie de Shambhala vers l'humanité. (...) Quand cette ligne directe d'énergie spirituelle. Électrique, fit son premier impact sur Terre, elle éveilla la pensée des hommes de manière nouvelle, produisant de grandes idéologies : socialisme, communisme, hitlérisme. Elle éveilla leur désir de masse mais rencontra de l'obstruction sur le plan physique. » (p. 586)

Ce que Djwhal Khul affirme ici, c'est que l'émergence des grandes idéologies totalitaires est le résultat d'un « afflux direct de la force de Shambhala » (p.126), qui agit sur la volonté des masses (il dit le « libre-arbitre des masses ») sans passer comme auparavant par le centre régulateur de la Hiérarchie spirituelle. Alors, le désir des masses s'est exacerbé dans le sens d'un désir d'une « amélioration des conditions de vie ». Ce désir « s'est concentré, exprimé, est devenu créateur sous l'influence de la force de Shambhala ».

Mais comme ces "idéaux" — globalement socialistes — n'ont pas immédiatement pu se réaliser sur le plan physique. cette situation a dégénéré dans les deux guerres mondiales que nous connaissons. Le feu de cette volonté mal contrôlée — sans doute parce que dirigée essentiellement vers un désir égocentrique de mieux-être — s'est donc retourné sur lui-même.

« L'énergie de Shambhala étant un aspect du rayon destructeur se mit à consommer dans les feux de la destruction tous ses obstacles. Ceci fut la cause profonde de la guerre mondiale (1914-1945) - l'anéantissement bénéfique de ce qui gênait le libre écoulement de l'énergie spirituelle vers le troisième centre. » (p.586)

Ce qu'il y a de révoltant dans cette déclaration, c'est que toute cette boucherie n'est perçue que comme une étape — difficile mais nécessaire — vers un plus grand bien. Du point de vue de la Hiérarchie, il y a toujours une évolution positive. C'est « l'adaptation par l'alignement ».

CONSTITUTION DE L'ORDRE MONDIAL

Dès 1945, sans s’apitoyer sur ce qui s'est passé, les "maîtres de sagesse" se préparent à la suite du Plan :

« Une puissante activité du premier rayon entre actuellement en action. Le Christ a donné tout pouvoir à Shambhala pour éclairer, si possible, les divers corps législatifs nationaux (...) afin que le cycle de conférences dont les hommes d'État prennent actuellement l'initiative puisse être guidé directement par ceux qui. dans la Chambre du Conseil de Shambhala, connaissent la Volonté de Dieu. » (p.446)

Djwhal Khul évoque les conférences qui ont donné naissance aux Nations Unies, organisation au sein de laquelle la Hiérarchie sera tant impliquée.

Et ce dernier de préciser : « Au cours des âges, les hommes d'État ont répondu de temps en temps à l'influence de a Conseil spirituel suprême. Mais il s'agissait de la réceptivité individuelle du disciple. (...) Aujourd'hui, l'effort spirituel est de les faire passer, en tant que groupes actifs, sous l'impact direct de l'énergie de Shambhala. » (p.447)

Autrement dit, selon le point de vue de la Hiérarchie, l'énergie brûlante du premier rayon a eu pour effet de « détruire la civilisation ancienne et dépassée » pour ensuite permettre la mise en place d'un gouvernement directement sous l'influence de Shambhala : c'est le Nouvel Ordre Mondial, dont les organes n'ont cessé de se renforcer depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Nicolas Rœrich, ardent théosophe et mondialiste avant l'heure, dont les nombreux voyages au Tibet l'avaient familiarisé avec Shambhala, considérait la Cité comme « le siège du gouvernement planétaire ». De là est coordonné une armée d'agents qui opèrent sur Terre au nom du royaume caché. La planète entière est recouverte par un réseau de membres, assistants et contacts du « gouvernement international » qui n'attendent qu'un signe de Shambhala pour se révéler au grand jour.

Selon Rœrich, le gouvernement de Shambhala a le pouvoir de pénétrer télépathiquement dans la conscience de chaque citoyen de la Terre, sans que celui-ci ne réalise d'où viennent ses idées. « Comme des flèhes, les transmissions du gouvernement entrent dans les cerveaux de l'humanité ».

Toutes ces interventions magiques n'ont au final, pour Rœrich, comme pour Djwhal Khul, qu'un seul but : préparer la venue du futur Bouddha-Maitreya dont le nom est synonyme d'après Rœrich, de celui du Ruda Chakrin, le « furieux tourneur de la roue » du Kalachakra Tantra. Car, bien entendu, pour que Shambhala puisse être reconnu et accepté par les masses humaines comme un gouvernement légitime, il va falloir qu'il soit reconnu de « droit divin ». Un messie est donc indispensable pour permettre cette « extériorisation de la hiérarchie ».

Et « cette réapparition est une préoccupation majeure » (p.660) des maîtres du second rayon auquel Djwhal Khul appartient. Il explique dans d'innombrables détails les difficultés que rencontre son groupe pour mettre en place la supercherie planétaire que sera la « venue du sauveur » et s'assurer qu'elle sera acceptée par suffisamment de monde.

LE MAL A UN NOM...

Au final, sommes-nous plus éclairés sur ce que représente Shambhala d'un point de vue ésotérique ? Nous nous rendons compte qu'il est lié à une forme de mal très perverse, qui met tout en œuvre — tromperie, destruction, manipulation télépathique — pour s'imposer à la volonté les masses. Mais qui représente-t-il ? Où est-il ?

Pour nous aider à nous repérer, nous avons encore un indice de Djwhal Khul... « Shambhala est aussi le centre où la Volonté la plus élevée du Logos solaire est imposée à la Volonté de notre Logos planétaire qui n'est, comme vous le savez, qu'un centre de son grand corps de manifestation ».

Shambhala est donc sur une dimension bien plus élevée que les divers "maîtres de sagesse" de la Hiérarchie invisible qui, agissant généralement depuis le plan astral ou mental, ne sont que les bas fonctionnaires d'une hiérarchie aux dimensions solaires.

Et là, nous ne pouvons manquer de faire remarquer que, dans la littérature ésotérico-gnostique, le Soleil est considéré symboliquement comme le "trône de Satan". Des ésotéristes plus récents ont par ailleurs localisé Satan sur le plan bouddhique, c'est-à-dire un plan bien plus élevé que les plans astraux ou mentaux où flottent les "maîtres de sagesse".

Autre indice concordant : le Roi de Shambhala est aussi désigné sous le nom de "Roi du Monde". Or dans la tradition chrétienne, c'est souvent sous l’appellation "Prince de ce monde" que l'on évoque Satan alors que Jésus, lui s'identifie à un "royaume qui n'est pas de ce monde". N'y a-t-il pas d'ailleurs un parallèle troublant entre les noms "Satan" et "Sanat Kumara", le roi de Shambhala ?

Nous n'aimons pas les raccourcis trop faciles qu'emploient les chrétiens fondamentalistes pour dénoncer tout ce qui ne leur plaît pas. Mais les pistes semblent toutes indiquer que le "Dieu" auquel obéit la Hiérarchie de Djwhal Khul n'est autre que Satan, dont la nature de feu – solaire, volontaire - inquiète les entités de l'au-delà mais à laquelle ils doivent se soumettre car leur propre survie en dépend.

La "Grande Babylone". visible et invisible, est comme ça : chaque entité a peur de ce qui se trouve au-dessus d'elle, mais elle a plus peur encore de perdre sa sécurité et c'est pourquoi elle est prête à tous les compromis. Djwhal Khul le dit et le répète : la méthode principale de la Hiérarchie est "l'adaptation par l'aligne-ment-. Il ne faut donc pas réfléchir sur le bien fondé de ce qui est entrepris, mais seulement se soumettre à l'insondable volonté de Shambhala. C'est pourquoi Djwhal Khul émet un soutien inconditionnel à l'explosion de la bombe A sur Hiroshima, voulue - dit-il - par ses supérieurs de Shambhala.

Sa "spiritualité" est une spiritualité d'esclaves - et nous retrouvons cette mentalité chez ces peuplades mongoles qui ont toujours vécu sous la tyrannie de roi-dieux qu'ils finissaient, comme Gengis Khan, par "aimer". Si les Mongols et les Tibétains ont un lien si direct avec Shambhala, c'est parce qu'ils ont suivi cette voie depuis très longtemps (selon Max Heindel. les Mongols constitueraient l'une des sous-races de l'Atlantide).

Cependant ce serait une grave erreur de penser que le Roi de Shambhala ne les influence qu'eux seuls et qu'il faudrait désormais les diaboliser comme des ennemis externes.

Car, en cette fin des temps, et surtout depuis les deux guerres mondiales, le feu de Shambhala s'est répandu partout. De même que Gog et Magog — longtemps tenus à l'écart derrière des murs — vont nécessairement se répandre aux "quatre coins de la Terre" lorsque le temps sera venu, cette forme du mal contenue à l'écart du monde va envahir — a envahi — toutes les sphères de notre existence.

Nous vivons à une époque de jugement, une époque où toutes les forces antagonistes reviennent et s'affrontent impitoyablement. On ne peut les fuir car c'est notre conscience même qui est le champ de bataille... Choisirons-nous de nous "adapter" — comme le promeut Djwhal nul et ses enseignements New Age tellement à la mode — ou aurons-nous le courage de regarder le mal en face, de dire "non" autant aux forces noires qu'aux forces soi-disant blanches qui ne font, en fait, que blanchir le Mal pour le rendre plus présentable ?

Leek Osov, V.I.T.R.I.O.L.

Le C.R.O.M. diffuse un dossier complet intitulé « Tibet, la guerre occulte ».

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