Saturday, September 11, 2010

Afghanistan – Des GI's tuaient des civils "pour s'amuser"


Ils formaient une « équipe secrète ». Cinq soldats américains tuaient des civils afghans pour le plaisir et conservaient crâne, os de doigt ou de jambe de leurs victimes en guise de trophée.

L'affaire a été révélée par l'armée américaine mercredi et constitue sans doute l'un des plus important crime de guerre en Afghanistan.

En novembre 2009, Calvin Gibbs, sergent d'état-major de 25 ans, arrive sur une base située dans la province de Kandahar (sud de l'Afghanistan). Peu de temps après, ce vétéran d'Irak se vante auprès de ses camarades de pouvoir tuer des civils en jetant une grenade au hasard.

Dans les mois qui suivent, il constitue avec quatre soldats d'infanterie appartenant à la cinquième brigade Stryker, une équipe secrète « de tueurs ». Emmenés par le sergent Gibbs, Adam Winfield, Jeremy Morlock, Michael Wagnon et Andrew Holmes s'adonnent alors, entre janvier et mai 2010, à des meurtres gratuits sur des civils.

D'après les enquêteurs, leur première victime, Gul Muldin, a été délibérement tuée lors d'une patrouille, par une grenade et des tirs de fusil. En février, cet escadron de la mort fait une deuxième victime Marach Agha. Après lui avoir tiré dessus, pour maquiller son crime, le sergent-chef Gibbs aurait placé une Kalashnikov près de son cadavre. En mai, les GI's récidivent en tuant Mullah Adadhdad à la grenade et au fusil.

Des restes humains en guise de trophée

Mais le plus effroyable, c'est que ces soldats conservaient des « souvenirs » de leurs crimes. Les enquêteurs ont en effet retrouvé des restes humains chez deux des accusés. Le sergent-chef Gibbs aurait ainsi conservé des os de doigts et de jambes ainsi qu'une dent. Michael Wagnon, quant à lui, aurait gardé un crâne humain.

C'est un soldat de la même base qui a révélé l'affaire : violemment agressé après avoir rapporté à sa hiérarchie que certains de ses camarades fumaient du haschich volé à des afghans, le « traître », dont l'anonymat est préservé, aurait ensuite décidé de dénoncer ces crimes gratuits.

Ils risquent la peine de mort

Les cinq militaires ont été arrêtés en juin. Gibbs et Jeremy Morlock, 22 ans, ont été inculpés d'assassinat avec préméditation et de divers voies de fait. Si le sergent chef a nié les accusations, Morlock aurait fait des aveux aux enquêteurs. Mais, rapporte Army Times, selon l'avocat de ce dernier, il aurait parlé sous l'influence de médicaments pris sur ordonnance après des blessures à la tête subies au combat.

L'affaire est désormais entre les mains d'un jury militaire qui doit déterminer si suffisamment de preuves sont réunies pour justifier un procès devant la cour martiale. Les cinq accusés risquent la prison à vie voire la peine de mort.

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