Sunday, September 14, 2014

Les forces politiques et la fin du cycle

Ainsi parlait Bernard de Montréal

Bernard, le Zarasthoustra canadien, est né à Montréal le 26 Juillet 1939. Il a reçu sa première éducation à la Congrégation de Sainte Croix, une institution éducative catholique. Il a étudié l'anthropologie à l'Université d'Albuquerque au Nouveau-Mexique.

Au Nouveau-Mexique, Bernard de Montréal a connu une transformation qui a été le point de départ de l'exploration de l'esprit humain. A ce moment de sa vie, il a commencé a canaliser (channeling) utilisant l'écriture automatique. Puis de 1977 jusqu'à sa mort en 2003, il a communiqué les informations qu'il recevait dans de nombreuses conférences.


Les forces politiques et la fin du cycle

par Bernard de Montréal

La fin du cycle forcera l’humanité à repenser sa condition, afin d’éviter à l’avenir une répétition aussi aiguë d’inconscience. Les forces politiques de la terre auront épuisé leurs ressources, et l’homme verra combien il est impossible d’engendrer de bonne volonté sur une planète divisée contre elle-même. Les perspectives politiques envoûtantes des grands stratèges s’évanouiront devant le drame évident d’une conscience planétaire assoiffée de paix et d’harmonie. Mais les hommes, seuls et sans aide, ne pourront se donner cette paix, car ils ne la possèdent pas eux-mêmes ; elle devra venir de plus haut, et sa force mettra un terme à la domination du pouvoir contre l’homme et son esprit. Les politiques modernes ne pourront plus se retrancher derrière la diplomatie mielleuse des siècles passés. La visite de la terre par des intelligences étrangères effectuera, sur la conscience humaine, un bien salutaire, et nul ne pourra renverser les nouvelles politiques de la planète en voie de remaniement mondial.

La nouvelle conscience redéfinira la vie des nations et en élèvera la conscience pour que tous les hommes bénéficient, à leur échelle respective, des bienfaits d’une civilisation libérée du joug de l’ignorance qu’entretenait le régionalisme politique. L’influence créative des nouvelles forces sur la civilisation créera une atmosphère de grande détente entre les peuples, les nations et les races, et l’homme de la rue sera le premier à en profiter. L’ordre nouveau sera connu de tous les hommes, et les puissants de la terre ajusteront leur tir face au caractère impérieux de l’évolution. Jamais la terre n’aura été ébranlée dans sa conscience de façon aussi globale et jamais plus elle ne vivra un tel tremblement. Les forces nouvelles agiront en fonction des besoins de l’humanité entière, sans aucun partage idéologique, à quelque niveau que ce soit. Ce sera véritablement un âge nouveau, où l’homme verra se réaliser les grandes prophéties des anciens à travers les documents dont le message voilé devait protégé l’humanité contre le choc mental du savoir.

La fin du cycle fera en sorte que l’humanité se reconstituera un avenir fondé sur de principes politiques libres des forces astrales. L’homme de la prochaine évolution ne découvrira la réalité des plans qu’à mesure que s’élèvera son niveau de conscience. L’activité des forces astrales sur terre sera neutralisée par l’entrée en vigueur des forces occultes et éthérique de l’homme nouveau. Ce phénomène humain engendrera de tels changements dans la vie politique que ceux qui, aujourd’hui, concertent consciemment ou inconsciemment avec les plans inférieurs pour le contrôle politique contre l’homme, se verront menacés de mort, car l’astral ne pourra plus les supporter dans leurs actions contre la présence de la nouvelle lumière.

La conception de la vie changera avec le contact extérieur. L’homme sera troublé dans sa conscience, et les nations témoigneront de choses que seuls les sensitifs reconnaissent aujourd’hui comme faisant partie de l’avenir de l’humanité. Autant la science matérialiste a étouffé la conscience spirituelle de l’homme, autant elle pliera l’échine devant les forces occultes des mondes parallèles qui viendront vers la terre. L’homme ne représente qu’une partie infime des intelligences en évolution, et sa conscience mentale sera élevée pour qu’il reconnaisse que la vie de sa race ne dépend pas simplement de son libre-arbitre, tel qu’il a été amené à le croire au cours de l’involution pour des raisons d’évolution psychologique.

Les gouvernements de la planète seront élevés en fonction universelle ; les temps nouveaux feront de l’homme un être dont la valeur de vie sera absolue. L’hypocrisie politique sera éliminée par une main de fer. Jamais les hommes n’auront connu si grand déploiement de puissance créative sur le globe, et la majorité des hommes ne comprendront pas ce qui se trame dans les sphères du pouvoir. Mais ils sauront qu’un nouveau règne est descendu sur terre, et que les assassins de l’homme seront pourchassés sans pitié pour leur crime contre l’humanité. Car les forces de l’ordre nouveau seront libres d’agir selon les lois de vie insensibles à la coloration émotive qui a rendu l’humanité victime de pouvoirs excessifs au cours de l’involution.

La conscience des nations évoluera rapidement sous l’effet de la transparence des forces politiques occultes. Elle sera fortement propulsée par la matérialisation de races venant des univers parallèles, mondes plus avancés dans la science politique des globes. L’interpénétration de deux niveaux de vie créera le choc nécessaire à l’amélioration de la conscience politique de la terre, dépourvue maintenant de volonté politique créative et intégrale.

La conscience politique des peuples de la terre, selon les modes anciens tels qu’appliqués dans le monde, sera accélérée par des lignes de force qui renforceront l’interdépendance des cultures et des systèmes de valeurs liés à l’infrastructure expérientielle des peuples. L’esprit des nations sera élevé en conscience et permettra une accélération des développements économique, politique et scientifique, dont a besoin la communauté internationale pour exercer son droit d’appartenance à l’évolution des systèmes galactiques. La conscience des nations ne tient aujourd’hui qu’à la mémoire des peuples, alors qu’elle devrait être fondée sur la science et la conscience de systèmes plus évolués, dont l’expérience évolutive s’est perfectionnée au cours des âges alors que la terre n’était qu’à ses débuts expérientiels. La terre a grandement besoin d’un choc psychologique pour se sortir de son sousdéveloppement, de plus en plus axé sur la violence qui détériore la fabrique sociale à tous les niveaux. Cette violence cessera lorsque l’homme aura réalisé qu’il n’est pas le seul être dans le cosmos, et que les sphères surveillent de loin son évolution.

L’élimination de la violence sous toutes ses formes exigera que l’homme prenne conscience de la dimension spirituelle de son existence, dimension qui dépasse l’aspect purement religieux. La connaissance des mondes en évolution, à cause de leurs différents degrés de réalité et de perfectionnement relatifs, crée dans l’esprit de l’homme une conscience réflective incapable de supporter l’idée des mondes parallèles sans la spiritualiser, car le mental inférieur est fondé sur la conscience de la mémoire ancienne. Or, cette mémoire ne fait pas partie de la réalité universelle des mondes, mais de l’inconscience face à la multidimensionnalité des univers en évolution.

La violence sur terre, dans sa forme la plus primitive, tire sa force de l’inhabilité de l’homme à pouvoir supporter mentalement la relation intelligente, télépathique et éthérique entre le plan matériel et les plans subtils. Ceux-ci constituent, absolument parlant, un degré supérieur de vie en instance de communication mentale avec le sien, et pouvant le préparer à passer de l’involution à l’évolution de la conscience de la matière, c’est-à-dire à la conscience des autres plans de vie qui constituent la grande réalité universelle des mondes en évolution.

Le problème fondamental des forces politiques sur terre est relié à l’impuissance des gouvernements dans leur rôle face à l’éradication de la violence, alors que celle-ci traduit l’expérience de l’homme en une lutte constante pour la survie de l’espèce. La violence existe sous toutes sortes de forme, et les gouvernements seront appelés à prendre conscience qu’elle doit être abolie à tout prix si les nations veulent évoluer au-delà du besoin primaire de la survie nationale. Le contact entre la terre et les intelligences d’un autre temps forcera l’humanité à se reconstruire psychologiquement et psychiquement, puisque le choc culturel que créera cette intervention créative dans la conscience de la terre fera craquer le moule de l’involution. Les nations se feront secouer et le réveil sera difficile, car les hommes ne sont pas encore suffisamment près de leur réalité intérieure pour absorber intérieurement un tel choc. D’ailleurs, le contact entre le temps de la planète terre et d’autres temps ne se fera que dans la mesure où l’humanité en aura grandement besoin, et sans conditions.

Les forces politiques de la terre seront éveillées à la multiplicité des mondes et à l’interdépendance des plans de vie. Le progrès de la technologie interfère avec l’ordre cosmique des sphères. Tant que la situation n’aura pas atteint un degré de danger irréversible, le contact entre la terre et les mondes parallèles sera retenu. La conscience de la terre doit être élevée, car les hommes ne font pas simplement partie de l’évolution de la terre mais aussi d’autres systèmes parallèles, puisque l’univers est multidimensionnel. Cette réalité appartient à l’universalité des mondes et à la complexité des systèmes en évolution. Les âges de l’univers varient selon le taux vibratoire de la lumière, et non selon une forme quelconque de linéarité conceptualisée par le mental inférieur de l’homme.

La conscience est à la base de toute réalité, et les mondes qui ont différents niveaux de conscience ont aussi différentes perceptions du réel. Comme l’homme n’a pas encore découvert l’universalité des mondes et leur multiplicité d’intelligences, sa conscience en est grandement réduite ; les conséquences d’une telle condition font de lui un être à conscience expérimentale, alors qu’il devrait vivre comme un être créatif à la mesure de la puissance d’une science universalisée.

La prochaine époque élèvera la conscience politique des nations, suite au choc que vivront les peuples lors du contact entre la terre et les autres planètes. Il existe sur le globe, aujourd’hui comme hier, des êtres suffisamment évolués pour bénéficier dès maintenant du travail déjà commencé sur d’autres plans de vie. Ces hommes manifestent une grande soif pour la connaissance intérieure, qui sera rassasiée avec le temps, mais qui sert actuellement à favoriser le développement de certains centres d’énergie supérieure, et dont le but est d’aider au plein épanouissement de la personnalité jusqu’à ce que l’être découvre sa personne réelle.

Un de ces centres de force puissant sur la surface du globe constitue le point de départ de la prochaine évolution de la conscience humaine. Alors que les autres centres préparent l’homme à un éveil de la conscience spirituelle, le dernier centre d’énergie manifesté sur le globe en 1969 a terminé l’involution ; il projettera l’homme dans une courbe nouvelle de l’évolution, en donnant naissance à un être intégralement nouveau sur le plan de la conscience et de l’identité personnelle.

Ces hommes nouveaux seront préparés pour absorber le choc culturel de la terre, et construiront le pont entre l’homme et les intelligences d’autres parties de l’univers. L’évolution de la politique des nations et de leurs forces sociales sera grandement affectée par la présence créative de ces nouveaux êtres, car le pouvoir de leur conscience nouvelle leur permettra de vivre un contact direct avec d’autres niveaux de vie en évolution. Mais la chose est impossible sans préparation antérieure.

Les forces de vie venant d’autres mondes ne répondent pas à la réalité que l’homme se fait du cosmos ; ces êtres ont déjà éliminé de leur expérience ce que l’homme trouve aujourd’hui difficile d’intégrer créativement à la sienne. Voilà pourquoi l’évolution des forces politiques ne représentera une caractéristique mondiale que le jour où l’homme réalisera que la terre fait partie d’une réalité qu’il devra comprendre en fonction de sa propre évolution personnelle. Si les forces sociales n’ont pas réussi à transformer la conscience de la terre, c’est que l’homme ne peut évoluer qu’à partir du développement intérieur de sa conscience, le développement extérieur ne faisant partie que de la dimension planétaire de sa vie matérielle. Tant que les forces politiques de la terre ne se seront pas enlignées sur une courbe d’évolution dont l’intelligence dépasse le plan idéologique, les hommes demeureront esclaves de ces forces, et la violence continuera à restreindre l’évolution de la conscience des peuples et à freiner le développement spirituel.

Les forces politiques de la terre subiront une pression interne lors de la manifestation de la nouvelle conscience sur le globe. Cette pression poussera les gouvernements à agir en conformité avec les principes supérieurs de l’évolution. Autant l’homme involutif fut obligé de se suffire à lui-même, autant l’homme nouveau travaillera avec des forces dont la puissance créative générera sur terre une nouvelle volonté fondée sur le principe de l’intelligence au service de l’homme et de sa civilisation. Mais les forces politiques de la terre n’agrandiront leurs visées que lorsque la situation planétaire aura suffisamment été abrutie par le conditionnement social de l’involution. L’humanité n’avance que par crises. Les forces politiques futures n’agiront plus seules, elles seront supportées dans l’ombre par une volonté politique supérieure, qui permettra une intégration à l’échelle mondiale des travaux nécessaires à l’élévation de la conscience des nations.

L’évolution de cette conscience nécessitera, à un certain moment de l’histoire, une infusion totalement nouvelle d’intelligence. Celle-ci mettra un terme à l’abus de pouvoir et à l’insuffisance de la conscience politique, qui a réduit l’humanité à une dimension matérialiste de vie à la merci de ceux dont l’activité politique ne représente que l’idéalisation du pouvoir. La volonté politique est essentielle dans le monde. Elle est à la base même du succès de l’expérience raciale ou multiraciale de la terre.

Sans volonté politique, les nations sont victimes des protocoles politiques qui ne sont qu’une forme démesurée d’impuissance à rendre publique ce qui doit être rendu, afin d’apporter des changements essentiels à l’évolution des nations et des groupes qui s’épuisent par l’inquiétante absurdité de certaines forces au pouvoir. Ceci changera avec l’arrivée des forces de la lumière dans l’arène des forces politiques, par le truchement des mécanismes occultes de la nouvelle conscience humaine. Autant les forces de la lumière durent demeurer dans l’ombre au cours de l’involution, autant elles feront face discrètement à la hiérarchie politique mondiale, dans le but de lui infuser une nouvelle vision de cette science importante pour l’équilibre des forces sociales des nations en évolution rapide.

Le contact entre l’homme et d’autres plans de vie obligera les forces politiques de la terre à faire ressortir les éléments créatifs de la conscience humaine, afin de mettre fin à l’absurde réalité de la pauvreté dans le monde. Les peuples de la terre ont droit à la vie équilibrée dans la mesure où les forces politiques sont prêtes à leur fournir les outils nécessaire à une forme d’émancipation. Les forces n’ont aucun droit d’arrêter l’évolution des populations, sauf dans le but de les protéger contre certains effets nocifs, à long terme, que pourrait leur créer une proximité socioculturelle trop ardente pour leur niveau d’expérience. Les forces politiques dans le monde convoitent plus le pouvoir pour le pouvoir lui-même que l’intérêt sans condition des peuples qui les ont élues, ou auxquels elles ont arraché le pouvoir. La volonté politique fait partie de la conscience créative de l’homme, et non de ses appétits. L’intervention dans le monde d’une nouvelle force créative inaugurera le règne de la politique des nations, au lieu de la politique des sphères nationales qui, jusqu’à aujourd’hui, réduit cette science à des aspects sous-développés, et dont les plus importants restent encore à découvrir. La politique des nations deviendra une réalité lorsque les bases financières et géopolitiques des sociétés modernes auront été transformées profondément, jusqu’à en éliminer l’élément de prestige qui pollue la conscience de tous ceux qui devraient donner à leur nation le bénéfice de leur intelligence créative. La conscience politique des peuples grandira lorsque les dirigeants cesseront de se préoccuper seulement de leur territoire pour prendre en cause tous les territoires où réside l’homme en évolution. Toute forme de régionalisme ou de nationalisme politique risque d’atrophier la politique mondiale, car l’intérêt national ou régional devient un mode grossier d’élévation dans le pouvoir, sans plonger dans les grands fonds souterrains de la science et de la conscience politique.

Les forces sociales n’exerceront leur présence créativement dans le monde que lorsque la conscience politique aura fait place à la politique de la conscience. Cette conscience politique détruit l’aspect créatif de la vie mentale de l’homme, dans le domaine très vaste de l’expressiongéopolitique. Elle veut conditionner les hommes au lieu de leur donner les outils afin qu’eux-mêmes conditionnent leur en vironnement. Les forces politiques ont bénéficié d’un grand rôle dans le monde par l’impression qu’elles ont créée d’être au-delà de la masse, alors que la masse fait déjà partie de la substance psychique des nations dont est formée la conscience de la terre. Pour que les forces politiques évoluent, il faudra que les individus qui en sont les chefs évoluent à leur tour, et laissent derrière eux les attitudes anciennes d’une gestion politique prisonnière des gouvernements étouffés par les aspects territorialistes d’une politique dégénérative.

Les gouvernements de la terre, dans l’ensemble de leurs conventions internes, n’ont pas suffisamment de force mentale pour éliminer de l’expérience des nations les facteurs nuisibles à l’évolution de la conscience des peuples, car trop d’ambition personnelle ternit les rapports étroits que devraient connaître ces gouvernements avec les peuples dont ils gèrent la destinée. Voilà d’ailleurs pourquoi les peuples n’affectionnent plus leurs chefs. Ils ont été depuis trop
longtemps asservis à différentes mentalités qui ont prouvé historiquement que l’homme politique n’est pas à la hauteur de son rôle, sauf dans certains cas particuliers où ces hommes et ces femmes, malgré leur grandeur , ont démontré au cours de leur mandat certaines faiblesses nées d’une vision encore trop étroite de la politique mondiale planétaire. Tant que les hommes politiques n’auront pas compris ce que veut dire conscience politique, ils ne
pourront exercer de volonté politique car les institutions dont ils font partie blanchiront le rôle créatif de l’intelligence dans l’espoir que tout s’arrangera avec le temps. Mais rien ne s’arrange avec le temps, tout ne fait que devenir plus complexe.

L’évolution de la conscience sur terre créera des bouleversements considérables dans la conscience des nations. Les forces politiques tenteront de résister au grand changement imposé par les nouvelles forces de vie qui élèveront la conscience de la terre. Ces mêmes forces voudront continuer à travailler selon les anciens modes politiques, alors que l’évolution de la conscience des peuple demandera une conversion intégrale des anciennes mesures qui n’ont fait que desservir l’humanité tout en lui présentant des formes de plus en plus attrayantes mais vides de vie sociale. Les forces politiques de la terre devront instruire créativement les nations de leur rôle, pour que les peuples travaillent avec les gouvernements au lieu de travailler contre eux. Tant que les nations ne travailleront pas en harmonie avec les gouvernements, un déséquilibre continuera à se créer dans la mentalité des peuples. À long terme, celui-ci fera de ces nations des centres troublés de vie, dont l’individu ne pourra s’extirper que par une volonté très forte de survie.

La nouvelle évolution apparaîtra sur le globe dans un mode qu’il ne convient pas encore de définir au-delà du réalisme politique connu de nos jours, car la science politique n’existe pas encore sur terre. Une telle conscience ne peut naître que dans la mesure où les hommes auront pris conscience d’une puissance au-delà de celle des nations actuelles. Les peuples de la terre, aujourd’hui, sont inconscients des autres formes de vie en évolution dans la galaxie, et pour cette raison la conscience politique des nations ne peut naître. Une telle conscience demande un choc de réalisation qui ne peut venir que de l’exclusion de la conscience politique de la gestion des affaires terrestres à une échelle mondiale.

Réincarnation et politique

Par la vertu politique échapper à la rechute


Après la mort, l’âme doit se libérer de toutes ses fautes
avant d’habiter un nouveau corps, à la mesure de sa nature morale. (PYTHAGORE)

Car j'ai été autrefois garçon et fille, buisson, oiseau et poisson,
cheminant à la surface de l'eau. (EMPEDOCLE)

Pour les Grecs de l'Antiquité, à chaque rechute hors du monde des Idées pures, l’âme se fabrique un nouveau corps à la mesure de sa valeur morale. De corps en corps, d'action politique en engagement social, l'être peut espérer finalement ne plus chuter du tout, et demeurer dans l'Empyrée du Xe Ciel. Une vision qui a bien marqué les origines du christianisme.

Platon évoque à plusieurs reprises - toujours sous la forme du mythe qui dit non le vrai mais le vraisemblable - la migration des âmes (par exemple, dans le Phèdre, avec l'« Attelage ailé » et le « décret d’Adrastée » qui fixe l'ordre des « incarnations »), comme il évoque en diverses occasions la métempsycose, ou la palingénésie, avec l'idée d’un retour périodique des âmes à la vie dans des cycles de réincarnation. C’est l’objet, en particulier, de quelques longs développements du Timée, dialogue de vieillesse, souvent énigmatique, mais toujours riche en fulgurances cosmogoniques ou eschatologiques.

De quoi s'agit-il ? Lors de la première naissance « établie identique pour tous les êtres », et par la seule volonté divine, l'âme descend dans le corps. Cette première incarnation de l'âme immortelle dans une enveloppe charnelle est une déchéance, que compenseront pour partie l'éducation et l’apprentissage des savoirs vrais. Mais d'autres incarnations suivront, qui dépendront alors directement des mérites acquis par les âmes ici-bas. Au cours de ces palingénésies, les âmes déchues pourront migrer et se réincarner, qui dans un corps de mammifère, qui dans celui d’un poisson, voire, pour les plus déchues d’entre elles, d’un mollusque. Platon ne va pas aussi loin qu'Empédocle qui n’excluait pas la réincarnation dans les plantes.

Les sources de Platon sont certainement égyptiennes, pythagoriciennes (les akousmata - choses entendues - rapportent la croyance que Pythagore et les « siens » avaient cru en la métempsycose) ou orphiques. Ces mêmes sources seront encore vivantes, plusieurs siècles plus tard, chez ceux d'entre les néoplatoniciens (Plotin, Proclus) qui reviendront dans leur commentaire de Platon sur l'idée d’une migration des âmes.

Questions à Maurice de Gandillac :

Quelle place Florin, auquel vous venez de consacrer un petit livre éclairant, accorde-t-il à cette figuration d’une transmigration des âmes ?

Maurice de Gandillac : La doctrine la plus constante, tout au long de la tradition grecque, n'est pas tant l'idée de réincarnation ou de palingénésie au sens propre, que celle de migration des âmes. Dire qu’elles s’en vont dans des corps est à la fois vrai et faux. C’est vrai en ce sens où un tel langage a été parlé ; on dira, par exemple, que celui qui s'est mal conduit se réincarnera dans un personnage de basse condition sociale, ou dans un animal. Mais, en même temps, c’est faux, car on ne peut pas dire que l'âme aille dans une case déterminée, comme s’il y avait des cases en attente d'être remplies, inférieures ou supérieures. Cette image ne convient pas du tout, car les corps eux-mêmes ne préexistent pas aux âmes. Pour Plotin, en particulier, l'âme ne s’incarne pas véritablement dans un corps, elle se fait un corps à son image, qui représentera sa propre dignité, à savoir la distance plus ou moins grande qu'il y a entre la vision pure des Idées et la vision plus ou moins entachée de temporalité, de multiplicité, de matérialité liée à la distraction des âmes, ce qui a provoqué leur dispersion et les a fait chuter. Cette chute des âmes, Plotin ne l’entend pas mécaniquement, comme une descente plus ou moins bas. En réalité, selon sa qualité propre, l’âme se fait un corps à son image, dont elle se sert - car il existe bien un monde fabriqué par l’Âme du monde, laquelle s’exprime dans un univers qui est un tout (to pan) et où l'âme qui s’est fait un corps a un rôle a jouer ; il y a place, par exemple, pour une société avec des vertus politiques (arétaï politikaï) comme la justice et la force, qui ont toute leur importance. Suivant que l'âme aura plus ou moins bien rempli sa fonction, elle redescendra dans une autre vie, formant chaque fois un corps à son image.

Question : Pourquoi redescend-elle ?

Maurice de Gandillac : C'est un point difficile de la pensée de Plotin... Elle redescend, sans doute, parce qu'insuffisamment purifiée, n’ayant pu atteindre la pure vision et la pure union, quasi mystique, avec l'Un, qui la ferait échapper à d’autres réincarnations. C’est comme dans le Védanta, dont nous sommes ici assez près. Il y a un moment où le bodhisattva qui est arrivé à la domination
totale de soi, à l’union parfaite avec le Brahman indifférencié, n’aura pas à revenir, n’aura pas d’avatars... Pour Plotin, c'est moins net. Mais c'est tout de même le degré de purification qui fait que l'âme retombant, retrouvant la mémoire des choses temporelles, se fera un corps à son image.

Question : Comment le façonne-t-elle ? Quelle genèse est ici à l’œuvre ?

Maurice de Gandillac : C'est la genèse fondamentale de l’univers entier, car il n'y a pas d'autre manière de passer de la contemplation à l’action. Ce sont des créations d'images, le monde n'étant qu’une série d’images. Il ne faut pas se dissimuler que cette matérialité est extrêmement ténue, car les choses que nous voyons sont plus ou moins illusoires. Dire que ce sont de pures illusions serait une interprétation par trop védantique, peu conforme à certains textes de Plotin qui accordent une certaine consistance à ce monde créé par l’Âme du monde. Celle-ci s'exprime dans une réalité, qu’on appelle la matière, mais qui est aussi engluante pour l'âme, car elle s’englue dans son corps, risquant d’y perdre sa substance supérieure. Elle perd alors sa propre dignité, et il faudra un effort considérable de « reprise en main », si je puis dire, pour de nouveau s’élever plus haut...

Question : Une ascèse donc, une catharsis...

Maurice de Gandillac : Il y a en effet beaucoup de catharsis dans cette affaire... Notons bien que dans le néo-platonisme, il y a l'idée essentielle que les vertus politiques ont une valeur, car dans le temps qui nous est imparti ici-bas, dans nos vies limitées - celle de Plotin fut relativement courte, abrégée par la maladie - il faut agir, avoir une action sociale. Ainsi Plotin sera-t-il précepteur, tuteur d'enfants abandonnés, il travaillera aussi à l’amélioration de la cité terrestre en formant le rêve d’une platonopolis, une sorte de communauté des sages (ou des saints) platoniciens, un peu comme ces sociétés de sanctification que l'on trouve aussi bien chez les juifs (avec Qumrân), dans l'islam, ou dans le monachisme chrétien ou bouddhiste. À l’intérieur d’une civilisation ou d’une société donnée, les plus purs se réuniront en petits groupes, préfigurant ce que serait l’état des âmes ayant échappé au corps.

Revenons à cette idée de réincarnation...

Maurice de Gandillac : Je ne pense pas que cette idée soit fondamentale pour la pensée grecque ; elle restera très marginale, et assez indéterminée dans ses modalités, sauf peut-être chez certains pythagoriciens. Mais nous sommes si peu renseignés sur ce qu’étaient véritablement la pensée de Pythagore et le pythagorisme...

Question : Diogène Laërce lui consacre une partie du livre VIII des « Vies, Doctrines et Sentences des philosophes illustres » (« Hermès lui avait dit de choisir ce qu’il voulait, excepté l’immortalité. Il avait donc demandé de garder, vivant comme mort, le souvenir de ce qui lui arrivait. […] Et il racontait comment elle [son âme, ici entrée dans le corps d’Euphorbe] avait accompli ses parcours, dans quelles plantes et quels animaux elle s’était trouvée présente, et tout ce que son âme avait éprouvé dans l'Hadès. »)... Dans le « Timée » de Platon, la réincarnation est évoquée avec davantage de précision. Selon vous, est-ce seulement symbolique (la réincarnation serait alors purement nominale) ou réel (une réincarnation ontologique) ?

Maurice de Gandillac : Bien fin celui qui pourra dire ce que pensait réellement Platon. Il s’est pratiquement toujours exprimé sous la forme du mythe. Il y a certes de la sagesse dans certains mythes, mais ce ne sont que des images comme celle de l'artisan - le démiurge – qui fabrique le monde. Je pense qu'il s'agit encore d'une image, lorsqu'il parle de la chute des âmes, en particulier
de leur chute dans des corps. Chez Platon aussi, me semble-t-il - même si c’est moins net que chez Plotin -, on ne peut pas dire que les corps soient déjà là, tout préparés, en attente, car ce qu’ils seront dépendra beaucoup de l'âme qui va descendre en eux et qui les façonnera. Il ne faut pas exagérer, même chez Platon, l'opposition entre l'âme et le corps, l’âme étant si multiple avec ses trois parties que si par son sommet (le nous) elle est déjà divine, par sa partie inférieure (Yépithumia), elle est presque corporelle. Qu'est-ce qu'un désir, en effet, sinon un mouvement du corps ? Cela n'aurait aucun sens pour un esprit pur. On n'imagine pas un ange ayant des convoitises ! C'est d'ailleurs ce qui rend si difficile l'idée d’une chute des anges !

Question : En revanche, il y a bien chez Platon l'idée d’une incarnation, pensons à la théorie de la réminiscence...

Maurice de Gandillac : La théorie de la réminiscence suppose en effet que l'âme ait été concitoyenne des Idées avant notre vie présente. Mais, là aussi, c’est peut-être une façon de parler. Aujourd’hui, on parlerait d'innéité... Descartes, lui, parlera d'idées éternelles. Ces idées, pourtant, elles sont là d’une certaine manière, il n’est pas besoin d'avoir eu une vie antérieure, car s’il y a à la pointe supérieure de l’âme une possibilité de saisie des vérités éternelles, la réminiscence ne s’impose plus. On peut parler d'un passé, sans qu’il soit nécessaire de s’être promené dans le ciel, puisque nous sommes en contact direct avec lui par le sommet de notre âme. C’est en tout cas ce que dira Plotin. Certes, il lui arrive de parler le langage de la réminiscence, mais dans bien des textes il dit aussi très clairement que le sommet de l’âme est en contact direct avec l'éternel par l’entremise de l’Âme du monde, qui contient tout, le haut comme le bas. C'est pourquoi on ne peut pas parler, en toute rigueur, de réincarnation, car cela supposerait que la chair soit préexistante, et que le spirituel soit placé dans la chair... Encore une fois, il me semble que nous avons affaire à des métaphores, rien de plus, même lorsque Platon joue sur les mots : le sema (corps) est le sema (tombeau) de l'âme. Le mot incarnation lui-même me gêne à cause de son usage théologique dans le christianisme.

Question : Où il n’est plus question de chute des âmes...

Maurice de Gandillac : En effet ; l'idée d’incarnation du Verbe n’est pas de l'ordre de la transmigration des âmes, ce n’est pas une âme qui descend dans un corps, c’est le divin qui s'unit à l’humain. Il ne pourrait y avoir d’incarnation si la chair était quelque chose de totalement mauvais, même si saint Paul le laisse entendre, mais sa langue est très équivoque car touchée par les gnoses : ce qu’il appelle sarx (la chair) - traduit par le caro latin - est en effet le mal, le péché, le monde du démon. Or, en bonne théologie chrétienne, le corps du Christ ne saurait être de la mauvaise chair, car c'est le corps d'Adam originaire qui est fait à l’image de Dieu, comme l’homme enson entier.

Question : Il y a aussi dans la tradition chrétienne l’idée de résurrection des corps, qui confirme que le corps ne saurait être simplement mauvais...

Maurice de Gandillac : Une telle résurrection est assez incompréhensible., et n'apparaît plus guère dans le catéchisme moyen, duquel, d'ailleurs, on a éliminé, autant que faire se pouvait, toute trace de platonisme... Sauf l'idée d’immortalité de l’âme. L’idée des corps ressuscitants est vraiment très confuse. Ça ne peut être un vrai corps, mais un autre corps, qui ne serait pas le nôtre, un corps auquel manquerait les propriétés du corps...

Question : Jacques Maritain, à la suite de saint Thomas d’Aquin, a tenté d’imaginer cette résurrection des corps, cherchant à répondre, par exemple, à des questions comme : dans quel état le corps sera-t-il ressuscité ? Les infirmes retrouveront-ils leur corps infirme ? Et les nouveau-nés, et les vieillards, quel corps sera pour eux éternisé ? A l’âge du Christ crucifié, trente-trois ans ?

Maurice de Gandillac : À l’acmé, est la réponse la plus classique. Mais ce sont alors des difficultés en cascades... Ces corps, où seraient-ils ? Ils seront des milliards d'ici à la fin des temps ! Là encore, nous sommes dans les images, n’intervenant que dans des civilisations limitées...

Question : N’est-ce pas la grande originalité du christianisme ? Pensons aux rires sceptiques qui accueilleront l’annonce d’une résurrection des morts faite par saint Paul aux Athéniens /

Maurice de Gandillac : Certains juifs, semble-t-il - en particulier les Pharisiens - enseignaient déjà une telle résurrection des corps ; reportez-vous à ce que dit la Samaritaine dans l'Évangile de saint Jean. Mais c’est une tradition juive assez tardive, car pour la tradition originelle, la mort est la mort, la récompense est sur terre, et il n’y a pas de vie éternelle. Sinon pour quelques personnes qui échapperont à la condition commune, comme Élie qui sur son char de feu s'en va ailleurs...

François l'Yvonnet, Rencontre avec Maurice de Gandillac, Enquête sur la réincarnation.


Enquête sur la réincarnation

A travers les traditions, les sciences humaines et les psychothérapies, à cause de l'omniprésence de la question de la réincarnation dans toutes les grandes traditions spirituelles, une dizaine d'auteurs et de journalistes sont donc partis sur le terrain (en France et à l'étranger) et en ont rapporté un matériel qui s'organise autour de trois pôles :

Un pôle spirituel : qu'elles soient chrétiennes, juives, musulmanes, bouddhistes, chamaniques, ou hindoues, aucune grande tradition n'échappe à la règle. Toutes ont quelque chose à dire sur la "renaissance" ou sur la "transmigration des âmes".

Un pôle psychologique : de nombreuses psychothérapeutes utilisent aujourd'hui la méthode des "régressions dans les vies antérieures" comme outil de clarification et de projection - qu'ils y "croient" ou pas.

Un pôle historique : nous avons rassemblé une collection de faits, de croyances et de portraits à la fois édifiante, troublante et drôle. Le livre est clôt par une passionnante conversation sur le "dialogue avec les morts" entre le philosophe français Marc Sautet et Raymond Moody, auteur de "La Vie après la mort".

Shambhala, centre occulte du futur gouvernement mondial ?

par Leek Osov

Qu'est-ce que Shambhala d'un point de vue ésotérique ? Connaître les véritables légendes tibétaines et mongoles permet déjà de se sortir des fantasmagories du New Age qui voudrait en faire un paradis de coton, alors que les descriptions authentiques en font un point de force majeur de la planète qui serait plutôt lié à l’élément Feu. Toutefois, tant qu'on en reste a une compréhension "mythique", on ne va pas beaucoup plus loin que les innombrables "chercheurs de Shambhala" qui se sont lancés à pied ou à dos d’âne dans l’Himalaya avec l’espoir de tomber sur le "Royaume perdu" au détour d'une vallée. Non, il faut une approche ésotérique qui nous permettrait de comprendre précisément sa place et son rôle exacts dans l'organisme énergétique qu'est la planète Terre.

Dans cette perspective, la seule source valable sont les écrits d'Alice Bailey (1880-1949), dans lesquels se sont décrits non seulement les différentes hiérarchies invisibles de la planète mais aussi leur plan pour l'humanité dans les prochains siècles. Inconvénient majeur, ces informations viennent directement par channeling, de celui qu'on nomme... le Tibétain, alias Djwahl Khul qui, naturellement, a un certain parti pris pour les Mongols, étant lui-même (il l'admet) de cette race-là.

Tous les écrits d'Alice Bailey ne sont en fait qu'un gigantesque appel pour que des âmes viennent participer au Plan mis au point par ces forces-là — forces qui, comme nous l'avons compris en ce qui concerne le lamaïsme, agissent magiquement sur le monde, mais sont arrivées à un point où elles ont aussi besoin d'acteurs conscients. Ou plutôt semi-conscients, car en politique les enjeux réels restent cachés, surtout lorsqu'ils sont peu avouables... L'enjeu de l'époque est  la mise en place d'un gouvernement mondial garantissant une paix durable afin que les entités invisibles entourant la Terre puissent continuer à parasiter tranquillement l'humanité. Elles-mêmes ne se considèrent. bien sûr, pas comme des parasites mais comme des acteurs utiles de l'économie énergétique planétaire. Elles croient surtout avoir atteint un haut niveau spirituel alors qu'elles n'ont fait qu'hypertrophier, par des exercices occultes, certains aspects de leur être au détriment des autres. Pour dire les choses simplement : ceux qui se prennent pour des bodhisattvas alors qu'ils sont bloqués depuis des éons dans les royaumes des morts — sont les pires ennemis de la liberté sur Terre.

Quoique menant une vie antinaturelle, hors de l'harmonie universelle, ces entités sont organisées hiérarchiquement. Ce que nous apprenons en lisant l'ouvrage d'Alice Bailey Extériorisation de la Hiérarchie (duquel nous avons extrait les citations ci-dessous), c'est qu'il y a trois centres de force majeurs dans la hiérarchie planétaire.

Ces trois centres s'occupent actuellement de la mise en place du Nouvel Ordre Mondial à différents niveaux. En commençant par le plus bas, il y a le "troisième rayon" qui s'occupe de mettre au point la civilisation future d'un point de vue technique. Tout ce qui concerne l'industrie et la technologie prend forme, nous dit-on, grâce à ce centre. Son pouvoir est celui de l' intellect, c'est-à-dire de l'intelligence pratique. Le groupe qui s'occupe de cet aspect est simplement mentionné par Alice Bailey comme étant "l'Humanité".

Le deuxième rayon est celui dit de "l'amour-sagesse". C'est le centre qui s'occupe de mettre au point la future religion mondiale, notamment en développant l’œcuménisme et en atténuant tout ce qui pourrait constituer un obstacle à cette prochaine fusion. Djawhl khul est directement lié à ce centre, les Tibétains étant, bien entendu, des experts en ce qui concerne la manipulation des émotions. Le groupe qui s'occupe de ce rayon se nomme simplement "la Hiérarchie" - c'est la hiérarchie des "maîtres de sagesse" auxquels se réfère presque exclusivement le New Age. Ce sont les parasites les plus proches de notre sphère de conscience.

Finalement, nous arrivons au premier rayon, celui de la volonté. C'est là que se décide la politique mondiale future. Et ce qui va nous intéresser, c'est que ce centre occulte-là est constamment mentionné dans la littérature néo-théosophique sous le nom de Shambhala.

UN MYSTÉRIEUX CENTRE DE LA VOLONTÉ

Nous allons nous rendre compte que Shambhala est encore plus mystérieux qu'il n'y paraît au premier abord, car même Djwhal Khul - qui parle pourtant ouvertement de nombreux aspects du monde invisible - évoque ce centre comme quelque chose qu'il ne connaît pas vraiment - quelque chose qu'il doit toutefois suivre car lui-même est inféodé à cette hiérarchie occulte. Ainsi explique-t-il : « Le problème de l'obscurité apparemment impénétrable de l'intention de Shambhala (...) est une situation à laquelle la Hiérarchie doit s'adapter au moyen de l'alignement » (p. 535).

Dans le vocabulaire de Djwhal Khul, la Hiérarchie représente le deuxième rayon qui doit faire le lien entre l'humanité (troisième rayon) et Shambhala (premier rayon). Elle doit assurer l'équilibre, ce qui n'est pas toujours facile car les impulsions volontaires provenant de Shambhala sont parfois très violentes. Djwhal Khul poursuit :

« À votre modeste échelle, vous vous adaptez à la Hiérarchie en construisant le pont qui unit l'humanité à la Hiérarchie (...) De son côté, la Hiérarchie travaille à établir des fils entre elle-même et Shambhala (...) La tâche qui attend ceux qui travaillent dans l'alignement par l'adaptation est en quelque sorte d'électrifier ce pont, produisant une interconnection complète entre ces trois centres, de sorte que le poids de la Volonté de Sanat Kumara puisse progresser sans entrave de sphère en sphère et de gloire en gloire ».

Pour utiliser un vocabulaire plus explicite, le but ultime de tout ce travail dit "spirituel" serait donc que Sanat Kumara - chef de Shambhala dans le vocabulaire néo-théosophique - puisse imposer sa volonté sans entrave à l'humanité, que cette dernière lui soit totalement soumise. Et le but de la Hiérarchie dont Djwhal Khul fait partie est uniquement d'harmoniser par tous les moyens ces deux groupes de nature différente. Pour Djwhal Khul, la volonté de Shambhala est bien évidemment la volonté de Dieu, mais compte tenu de ce que nous savons des Tibétains, ne se pourrait-il pas que ce que l'on appelle "Dieu" soit un groupe de lamas, ou autres êtres, qui ont surdéveloppé leurs pouvoirs psychiques ?

Djwhal Khul nous explique qu'un changement est survenu depuis le milieu du l9 siècle :

« Shambhala peut maintenant atteindre l'humanité directement. Il y a donc deux points de contact, le premier via la Hiérarchie, comme c'est le cas depuis longtemps, et le second conduisant en ligne directe l'énergie de Shambhala vers l'humanité. (...) Quand cette ligne directe d'énergie spirituelle. Électrique, fit son premier impact sur Terre, elle éveilla la pensée des hommes de manière nouvelle, produisant de grandes idéologies : socialisme, communisme, hitlérisme. Elle éveilla leur désir de masse mais rencontra de l'obstruction sur le plan physique. » (p. 586)

Ce que Djwhal Khul affirme ici, c'est que l'émergence des grandes idéologies totalitaires est le résultat d'un « afflux direct de la force de Shambhala » (p.126), qui agit sur la volonté des masses (il dit le « libre-arbitre des masses ») sans passer comme auparavant par le centre régulateur de la Hiérarchie spirituelle. Alors, le désir des masses s'est exacerbé dans le sens d'un désir d'une « amélioration des conditions de vie ». Ce désir « s'est concentré, exprimé, est devenu créateur sous l'influence de la force de Shambhala ».

Mais comme ces "idéaux" — globalement socialistes — n'ont pas immédiatement pu se réaliser sur le plan physique. cette situation a dégénéré dans les deux guerres mondiales que nous connaissons. Le feu de cette volonté mal contrôlée — sans doute parce que dirigée essentiellement vers un désir égocentrique de mieux-être — s'est donc retourné sur lui-même.

« L'énergie de Shambhala étant un aspect du rayon destructeur se mit à consommer dans les feux de la destruction tous ses obstacles. Ceci fut la cause profonde de la guerre mondiale (1914-1945) - l'anéantissement bénéfique de ce qui gênait le libre écoulement de l'énergie spirituelle vers le troisième centre. » (p.586)

Ce qu'il y a de révoltant dans cette déclaration, c'est que toute cette boucherie n'est perçue que comme une étape — difficile mais nécessaire — vers un plus grand bien. Du point de vue de la Hiérarchie, il y a toujours une évolution positive. C'est « l'adaptation par l'alignement ».

CONSTITUTION DE L'ORDRE MONDIAL

Dès 1945, sans s’apitoyer sur ce qui s'est passé, les "maîtres de sagesse" se préparent à la suite du Plan :

« Une puissante activité du premier rayon entre actuellement en action. Le Christ a donné tout pouvoir à Shambhala pour éclairer, si possible, les divers corps législatifs nationaux (...) afin que le cycle de conférences dont les hommes d'État prennent actuellement l'initiative puisse être guidé directement par ceux qui. dans la Chambre du Conseil de Shambhala, connaissent la Volonté de Dieu. » (p.446)

Djwhal Khul évoque les conférences qui ont donné naissance aux Nations Unies, organisation au sein de laquelle la Hiérarchie sera tant impliquée.

Et ce dernier de préciser : « Au cours des âges, les hommes d'État ont répondu de temps en temps à l'influence de a Conseil spirituel suprême. Mais il s'agissait de la réceptivité individuelle du disciple. (...) Aujourd'hui, l'effort spirituel est de les faire passer, en tant que groupes actifs, sous l'impact direct de l'énergie de Shambhala. » (p.447)

Autrement dit, selon le point de vue de la Hiérarchie, l'énergie brûlante du premier rayon a eu pour effet de « détruire la civilisation ancienne et dépassée » pour ensuite permettre la mise en place d'un gouvernement directement sous l'influence de Shambhala : c'est le Nouvel Ordre Mondial, dont les organes n'ont cessé de se renforcer depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale.

Nicolas Rœrich, ardent théosophe et mondialiste avant l'heure, dont les nombreux voyages au Tibet l'avaient familiarisé avec Shambhala, considérait la Cité comme « le siège du gouvernement planétaire ». De là est coordonné une armée d'agents qui opèrent sur Terre au nom du royaume caché. La planète entière est recouverte par un réseau de membres, assistants et contacts du « gouvernement international » qui n'attendent qu'un signe de Shambhala pour se révéler au grand jour.

Selon Rœrich, le gouvernement de Shambhala a le pouvoir de pénétrer télépathiquement dans la conscience de chaque citoyen de la Terre, sans que celui-ci ne réalise d'où viennent ses idées. « Comme des flèhes, les transmissions du gouvernement entrent dans les cerveaux de l'humanité ».

Toutes ces interventions magiques n'ont au final, pour Rœrich, comme pour Djwhal Khul, qu'un seul but : préparer la venue du futur Bouddha-Maitreya dont le nom est synonyme d'après Rœrich, de celui du Ruda Chakrin, le « furieux tourneur de la roue » du Kalachakra Tantra. Car, bien entendu, pour que Shambhala puisse être reconnu et accepté par les masses humaines comme un gouvernement légitime, il va falloir qu'il soit reconnu de « droit divin ». Un messie est donc indispensable pour permettre cette « extériorisation de la hiérarchie ».

Et « cette réapparition est une préoccupation majeure » (p.660) des maîtres du second rayon auquel Djwhal Khul appartient. Il explique dans d'innombrables détails les difficultés que rencontre son groupe pour mettre en place la supercherie planétaire que sera la « venue du sauveur » et s'assurer qu'elle sera acceptée par suffisamment de monde.

LE MAL A UN NOM...

Au final, sommes-nous plus éclairés sur ce que représente Shambhala d'un point de vue ésotérique ? Nous nous rendons compte qu'il est lié à une forme de mal très perverse, qui met tout en œuvre — tromperie, destruction, manipulation télépathique — pour s'imposer à la volonté les masses. Mais qui représente-t-il ? Où est-il ?

Pour nous aider à nous repérer, nous avons encore un indice de Djwhal Khul... « Shambhala est aussi le centre où la Volonté la plus élevée du Logos solaire est imposée à la Volonté de notre Logos planétaire qui n'est, comme vous le savez, qu'un centre de son grand corps de manifestation ».

Shambhala est donc sur une dimension bien plus élevée que les divers "maîtres de sagesse" de la Hiérarchie invisible qui, agissant généralement depuis le plan astral ou mental, ne sont que les bas fonctionnaires d'une hiérarchie aux dimensions solaires.

Et là, nous ne pouvons manquer de faire remarquer que, dans la littérature ésotérico-gnostique, le Soleil est considéré symboliquement comme le "trône de Satan". Des ésotéristes plus récents ont par ailleurs localisé Satan sur le plan bouddhique, c'est-à-dire un plan bien plus élevé que les plans astraux ou mentaux où flottent les "maîtres de sagesse".

Autre indice concordant : le Roi de Shambhala est aussi désigné sous le nom de "Roi du Monde". Or dans la tradition chrétienne, c'est souvent sous l’appellation "Prince de ce monde" que l'on évoque Satan alors que Jésus, lui s'identifie à un "royaume qui n'est pas de ce monde". N'y a-t-il pas d'ailleurs un parallèle troublant entre les noms "Satan" et "Sanat Kumara", le roi de Shambhala ?

Nous n'aimons pas les raccourcis trop faciles qu'emploient les chrétiens fondamentalistes pour dénoncer tout ce qui ne leur plaît pas. Mais les pistes semblent toutes indiquer que le "Dieu" auquel obéit la Hiérarchie de Djwhal Khul n'est autre que Satan, dont la nature de feu – solaire, volontaire - inquiète les entités de l'au-delà mais à laquelle ils doivent se soumettre car leur propre survie en dépend.

La "Grande Babylone". visible et invisible, est comme ça : chaque entité a peur de ce qui se trouve au-dessus d'elle, mais elle a plus peur encore de perdre sa sécurité et c'est pourquoi elle est prête à tous les compromis. Djwhal Khul le dit et le répète : la méthode principale de la Hiérarchie est "l'adaptation par l'aligne-ment-. Il ne faut donc pas réfléchir sur le bien fondé de ce qui est entrepris, mais seulement se soumettre à l'insondable volonté de Shambhala. C'est pourquoi Djwhal Khul émet un soutien inconditionnel à l'explosion de la bombe A sur Hiroshima, voulue - dit-il - par ses supérieurs de Shambhala.

Sa "spiritualité" est une spiritualité d'esclaves - et nous retrouvons cette mentalité chez ces peuplades mongoles qui ont toujours vécu sous la tyrannie de roi-dieux qu'ils finissaient, comme Gengis Khan, par "aimer". Si les Mongols et les Tibétains ont un lien si direct avec Shambhala, c'est parce qu'ils ont suivi cette voie depuis très longtemps (selon Max Heindel. les Mongols constitueraient l'une des sous-races de l'Atlantide).

Cependant ce serait une grave erreur de penser que le Roi de Shambhala ne les influence qu'eux seuls et qu'il faudrait désormais les diaboliser comme des ennemis externes.

Car, en cette fin des temps, et surtout depuis les deux guerres mondiales, le feu de Shambhala s'est répandu partout. De même que Gog et Magog — longtemps tenus à l'écart derrière des murs — vont nécessairement se répandre aux "quatre coins de la Terre" lorsque le temps sera venu, cette forme du mal contenue à l'écart du monde va envahir — a envahi — toutes les sphères de notre existence.

Nous vivons à une époque de jugement, une époque où toutes les forces antagonistes reviennent et s'affrontent impitoyablement. On ne peut les fuir car c'est notre conscience même qui est le champ de bataille... Choisirons-nous de nous "adapter" — comme le promeut Djwhal nul et ses enseignements New Age tellement à la mode — ou aurons-nous le courage de regarder le mal en face, de dire "non" autant aux forces noires qu'aux forces soi-disant blanches qui ne font, en fait, que blanchir le Mal pour le rendre plus présentable ?

Leek Osov, V.I.T.R.I.O.L.

Le C.R.O.M. diffuse un dossier complet intitulé « Tibet, la guerre occulte ».

De nouvelles valeurs pour une véritable démocratie

par Evelyne Vuillermoz

 
 
Après le printemps arabe, il y a eu le mouvement Occupy Wall Street et le printemps arable des étudiants canadiens en colère (en 2012). Cette année, la jeunesse turque et brésilienne se révolte. De nouvelles valeurs pour une véritable démocratie vont-elles émerger ?

Ainsi, les gouvernements en place, de même que les institutions politiques internationales sont invités expressément à comprendre le sens du refus signifié par les réseaux sociaux et les émeutes soutenues par la jeunesse à travers le monde. Ce refus exprime celui d'un ordre global. Lorsque la représentativité est questionnée par les citoyens, commence alors le sens véritable de la démocratie, d'une façon plus radicale. Car la confiance en soi, celle que possède chaque être humain de façon naturelle et inaliénable, et sur laquelle se fondent les droits de l'Homme, revendique ici le droit de retirer sa voix à la société et de pratiquer la désobéissance civile. La pensée démocratique s'inscrit ici dans une radicalité politique telle que le philosophe américain Emerson l'a définie en son temps, dont la pertinence est d'actualité.

Il s'agit bien, en effet, de refuser le conformisme ambiant lorsque celui-ci rend les relations fausses, contraires à l'intérêt public. C'est alors que chacun est placé devant ses responsabilités. À travers ce questionnement, l'individu interroge la relation qu'il entretient avec le monde, dans l'ordre de chaque expérience vécue de façon authentique. Celle-ci doit être le lieu d'apprentissage de la confiance en soi, de l'autonomie de l'individu ainsi que de ses droits et de ses devoirs. Seule l'expérience pleinement humaine permet à chacun de trouver sa place au sein de la communauté, de prétendre au respect de ses droits fondamentaux. C'est en cela qu'il peut donner un sens à sa voix de façon légitime, dans l'ordinaire d'une vie pleinement vécue, de façon digne et non pas seulement subie. Les conditions de l'existence elle-même permettent un apprentissage constant sur soi ainsi que celui de l'expression et du langage au sein de la communauté. Dans la réflexion sur soi, il est alors permis de comprendre la relation du « je » au « nous ». Par là même, cette connaissance de soi est une condition du politique. Le débat serait donc ouvert, vers la création d'un nouveau modèle de développement individuel et social condition du politique, marquant le constat d'échec d'une démocratie livrée à des ego incontrôlés dont l'avidité n'est que le reflet narcissique profondément pathologique.

Ainsi, la liberté s'apprend de même que « vivre ensemble ». L'éducation doit alors permettre l'apprentissage des valeurs de la démocratie. Face aux contraintes de la société actuelle, le rôle de l'éducation est essentiel. La violence n'est pas une fatalité, ni l'agressivité. Nos enfants doivent apprendre à intégrer le sens profond de leurs émotions afin de structurer le sens de leurs expériences, d'optimiser leur compréhension et de développer leurs aptitudes cognitives.

Pierre Merle, sociologue, nous conviait il y a quelques années, à une réflexion pour en établir les fondements, qui ne peuvent résulter que d'une conception pragmatique de l'école au sein de laquelle l'enfant a non seulement des devoirs mais aussi des droits.

« Comment penser que les modifications actuelles de l'action politique-participation électorale traditionnelle versus contestations collectives et violences urbaines ne sont pas l'expression d'une transformation sensible du rapport à la politique que la place actuelle de l'école dans la socialisation des jeunes générations n'a guère enrayé et au pire favorisé ? N'est-il pas temps d'attribuer plus de crédit à l'analyse de Tocqueville et à la place qu'il accordait à la participation aux affaires locales : Comment faire supporter la liberté dans les grandes choses à une multitude qui n 'a pas appris à s'en servir dans les petites? Si l'on prend au sérieux l'aphorisme de Durkheim selon lequel « la classe est une petite société », l'école actuelle, en négligeant la question des droits des élèves, ne propose pas un apprentissage stimulant des règles de la démocratie. » (Pierre Merle, « L'élève humilié. L'école, un espace de non-droit ».)

La liberté et la démocratie s'apprennent aussi dans le respect de la valeur de la vie. Le gouvernement japonais estimait le 24 juin 2011 les dommages directs du tsunami du 11 mars 2011 : pas moins de cent quarante-sept milliards d'euros. Des milliards d'euros peuvent-ils rendre compte de vies achevées, des souffrances endurées ? De tous ces liens arrachés, des pleurs des enfants, de la nature bafouée, des rythmes de la vie quotidienne à jamais perturbés et effacés du jour au lendemain ? Où sont les cerisiers en fleurs ? Combien valent-ils ? Il est temps de changer notre regard, de regarder la valeur réelle de la vie sans faire référence à celle de l'argent. Car la vie a une valeur qui ne peut être chiffrée, ni quantifiée. Les liens vécus ne peuvent être convertis en euros ni en dollars, ni en yens. Comment peut-on évaluer le parfum de la terre ou celui des fleurs ? Changer de regard, consiste à changer son rapport avec le monde, les autres et avec soi.

Le sens du bonheur peut s'apprendre, mais il reste surtout à inventer. Il est ici nécessaire de nous interroger sur la signification réelle de la créativité au sein de nos cultures à travers le monde, mais aussi sur la nécessité de la liberté d'expression. Car les pratiques signifiantes d'une société ne sont pas uniquement celles contenues dans les normes établies. En ce sens, la culture dominante peut apparaître comme une culture morte lorsque la signification des symboles qu'elle contient cesse d'être partagée par les individus qui la composent. La chute des symboles manifeste par conséquent la caducité d'une culture, de son ordre, de sa potentialité projective pour construire le futur. La vie ou sa régénération ne peut alors provenir que des mouvements informels souvent rejetés à la périphérie culturelle et politique. La marginalité des mouvements sociaux situés en bordure et qui revendiquent un nouvel ordre social, traduit bien une dynamique en perpétuel mouvement dont le point d'équilibre est toujours à établir. Ainsi, le sens du discours à actualiser appartient toujours aux courants informels, ceux portés par l'innovation, par les révolutions, les émeutes, les dissidences, le malaise existentiel individuel, qui incarnent des situations de rupture. C'est dans la mise à distance par rapport à un ordre formel devenu caduc, qu'est créée la possibilité du changement et son mouvement. Cette mise à distance est constitutive d'une dialectique au sein de laquelle s'établit la critique d'un système à la recherche d'un nouvel équilibre vital.

Saturday, September 13, 2014

La révolution des Lys noirs ?

Le Lys Noir et son supplément mensuel La Revue de l'Arsenal sont les organes du Mouvement du 6 mai, (M6M), organisation de propagande chargée de diffuser un appel aux militaires dans une perspective de révolution des Œillets à la française.

Contrairement aux militaires portugais qui ont fait chuter le régime autoritaire instauré en 1933, les « Lys noirs » sont antidémocratiques. Dans l'éventualité d'un putsch, auront-ils le soutien des Français de plus en plus nombreux à être séduits par les voix qui dénoncent les méfaits de la ploutocratie socialo-maçonnique ?


Le bel été qui pourrait venir


par Polioute du Lys Noir



« Imaginons. Les Français sont en vacances, le gouvernement l'est plus ou moins. Les touristes ont envahi Paris. Pour autant, la pression mise par les antimariage gay ne descend pas. Non, l'air dans Paris est électrique, les policiers sont anxieux. François Hollande a énervé tout le monde. A tel point, qu'il ne se trouve plus guère que les encartés au PS pour le défendre, c'est dire si c'est peu.

Un beau matin, les Français se réveillent, ils écoutent la radio pour en savoir davantage sur le Tour de France, allument leur télé, et là... surprise, dans la nuit, des militaires ont soulagé Hollande de ce pouvoir qui l’accablait. Ils l'ont remplacé par un gouvernement d'Union nationale des eurosceptiques.

Après tout, on s'y attendait à ce coup, on l'attendait même, avec impatience. Il a même un peu tardé à venir. Enfin, enfin. Les touristes posent avec les militaires dans Paris. Les simples soldats putschistes sont interviewés. Le plus sympa fait déjà le buzz sur Youtube. Ah décidément, qu'est-ce qu'on est mieux maintenant. Y avait pas besoin de respecter ce fichu Etat de droit démocratique, avec lequel nous bassinaient les faux opposants du système. Les voilà, eux, qui courent après les journalistes, mais leur temps est fini désormais. Les Copé, les Harlem Désir sont dans leurs sièges de parti, comme Pu Yi dans sa cité interdite. Les gens ne les ont pas oublié, mais ils sont dépassés.

En cet été 2013, les Français ont enfin retrouvé le sourire. Sauf les Antifas. C'est normal. Pourtant, ce jour d’été ils sont tous partis promener leur crasse et leurs chiens jaunes à Avignon... Paris au mois d’août, c’est pas leur truc, aux antifas..

A la télévision on entend un jeune officier dire : « le problème ne se trouve pas tant chez les quelques Antifas boutonneux qui sortent crier des slogans à deux balles, mais plutôt dans les média qui leur font une pub si gentille. » C’est bien vrai !

L’officier continue : « Pour remédier à cela, il faudra appliquer la méthode Bachar El-Assad. Ces Antifas devront être traités comme de vulgaires terroristes, ce qui est tout de même moins attirant. C’est pourquoi, en même temps que les bâtiments du pouvoir, nous n’avons pas oublié de neutraliser les grands média ! ».

Entendant cela, à Avignon, les Antifas se grattent leurs poux...

Seront-ils donc assez bêtes pour foncer au combat à main nue , tout de suite, en resquillant un TGV afin de partir restaurer le système renversé ? Ne passeraient-ils pas alors pour les défenseurs d'un monde vomi, y compris par eux-mêmes quand ils y songent ?

Le soir du coup de force à Paris tout est calme. C’est seulement un peu le 14 juillet qui continue... Les parisiens tournent autour des chars pour s’apercevoir finalement que ce sont de belles et puissantes machines... Dans les campings de France, les gens sont heureux et exultent.. On boit à la santé des militaires... Ah ces braves petits gars que leurs officiers ont conduit vers une victoire facile ! En plus l’apparition télévisuelle de Hollande en slip, bredouillant entre deux colosses à bérets rouges, a eu partout le meilleur effet comique sur les gens...

Aussi, camarade du Lys Noir, tout au long de cet été qui commence demain... Penses-y !

Il serait bon que notre coup d’Etat militaire salvateur arrive cet été ! Oui, ce serait bien... »

Polioute, le 20 juin 2013.

La franc-maçonnerie, de Poncins, Guénon et Evola

Léon de Poncins, l'ennemi des sociétés secrètes mondialistes, était-il disciple de René Guénon et de Julius Evola ? « Desce...