Saturday, September 13, 2014

François Mitterrand et les sociétés secrètes


"Après Maastricht, la monnaie unique, Schengen, le GATT (OMC), le soutien inconditionnel au Nouvel Ordre Mondial, que reste-t-il de la France et de ce qui aurait pu être une Europe conçue autrement que comme une boutique de duty free d’aéroport ? Rien d’autre qu’un champ de ruines."

Dominique Setzepfandt 


François Hollande est venu se recueillir sur la tombe de François Mitterrand à Jarnac, chercher "les forces de l'esprit". François Hollande, président va-t-en-guerre, est-il le fils spirituel de François Mitterrand ? Mais qui était réellement Mitterrand ?
François Mitterrand et les sociétés secrètes

« Le matin des magiciens débuta le 10 mai 1981 avec l'élection de François Mitterrand. Dans l'euphorie de la victoire du peuple de gauche aux présidentielles et du raz-de-marée de la vague rose des législatives, on rêva — une fois de plus — aux lendemains qui chantent et qui rasent gratis. Mais l'aube dorée fut celle des initiés. Comme aux plus beaux jours de la IIIe République, les travées de l'Assemblée nationale se remplirent de députés francs-maçons aussi barbus que sectaires, la veille encore instituteurs de la laïque. Le Conseil des ministres ne fut pas en reste : le nouveau monarque républicain s'entoura d'une cour de frères s'entre-déchirant fraternellement.

Mais ce n'était là que le plus visible, l'écume d'une redoutable et secrète lame de fond qui, deux septennats durant, allait submerger non plus les allées du pouvoir, mais le pouvoir lui-même.

La magistrature suprême était occupée par un mage. Un mage pythagoricien comme le subodorait, dès 1985, Arnaud-Aaron Upinski. Combien de propos sibyllins, de décisions énigmatiques, d'actes surprenants — dont on ne saisit réellement le véritable sens que bien longtemps après — ne se comprennent que si on les éclaire à la lumière de cette ombre occulte.

Expliquer sa fringale bâtisseuse par le désir — réel — de laisser sa trace dans l’histoire, comme le prestigieux président architecte et urbaniste qui enrichit Paris d’édifices monumentaux à l’échelle de sa mégalomanie, c’est, en dernière analyse, se condamner à ne pas expliquer grand chose. Même indéniable et constaté par les tribunaux, l’appât du gain n’explique pas tout, loin s’en faut ! Pas plus que la fantaisie du prince ou le hasard il ne fournit le puissant mobile de l’acharnement à réaliser envers et contre tout et tous le Grand Louvre, à imposer la verrière pyramidale de M. Peï, de la volonté de bâtir une arche colossale à l’extrémité de l’axe historique de la capitale, du besoin d’organiser cérémonies et célébrations d’un coût et d’un goût effrayants.

Aucune explication ordinaire ne peut vraiment venir à bout d’un comportement aussi extraordinaire. Et si l’homme, par certains aspects de sa personnalité et de son histoire intime, était aussi extraordinaire que son Grand Œuvre ? Énigmatique, le sphinx élyséen, au lieu de poser des questions, en suscite.

Hiéroglyphes sur la face de la pyramide 

« La Géode est une figure de la politique. » Dixit François Mitterrand, lors de l’inauguration de la Pyramide du Louvre, le 14 octobre 1988. Voilà bien une de ces déclarations sibyllines dont celui qui fut — à juste titre — surnommé François le Florentin a le secret. Parlait-il ce jour-là de la salle de cinéma sphérique du parc de la Villette, de géométrie, de minéralogie ? Était-il ébloui par son Grand Œuvre, au point, comme autrefois la pythie de Delphes enivrée par les vapeurs subtiles montant du gouffre, d’être saisi d’un délire aussi prophétique qu’abscons ? Se parlait-il à lui-même une langue qu’il était seul à comprendre ? Ou bien s’exprimait-il, une fois de plus, dans la langue des oiseaux uniquement compréhensible aux initiés ? Partageait-il, avec une poignée d’élus, la jubilatoire certitude de pouvoir orgueilleusement clamer un secret, le secret, en toute impunité ? Intérieurement savourait-il l’ironie de la situation en repensant à ce verset qu’ancien élève des Jésuites il ne pouvait ignorer : « Vous entendrez de vos oreilles, et vous ne comprendrez point ; vous verrez de vos yeux, et vous ne verrez point. » ?

Chez François Mitterrand, comme chez d’autres grands initiés, les actes de sa vie publique ne sont que le reflet de sa face obscure. Ainsi dans l’étonnante cérémonie au Panthéon, lors des premiers jours de la gauche au pouvoir, il y a certes une volonté symbolique d’ouvrir une ère nouvelle (que l’on se rappelle l’extra-ordinaire formule maçonnique du Frère Jack Lang : « Nous sommes passé des ténèbres à la lumière ! ») en créant un événement médiatique et, au delà, un choc psychologique mobilisateur du peuple de gauche. Il y a aussi une part de cabotinage effréné : l’homme seul dans le mausolée méditant sur le tombeau des grands ancêtres, rose à la main, était suivi, pas à pas, par une nuée de cameramen.

Mais cela ne doit pas occulter l’essentiel car il nous faut aller au-delà des apparences, dépasser l’évidence pour enfin appréhender, même bien imparfaitement, le grand secret. Ce jour-là, François Mitterrand n’était plus le champion triomphant du peuple de gauche, ni même le nouveau président de la cinquième version d’une République qu’il conspuait férocement jeune homme. Ce jour-là, il était le grand prêtre d’une antique religion dont l’un des innombrables avatars est la franc-maçonnerie.

La date, comme le lieu, n’avaient pas été choisis au hasard. C’était le 21 mai 1981 et le soleil faisait son entrée dans le signe des Gémeaux, des Dioscures, les fameux frères de la mythologie. Dans une projection terrestre du zodiaque centrée sur la pyramide du Louvre, le Panthéon se trouve dans le signe voisin du Cancer, qui, pour les anciens, commandait la Janua inferi, la porte des hommes ou porte des enfers.

Le choix de l’église Sainte-Geneviève pour l’implantation du Panthéon révolutionnaire répondit à des considérations, astrologiques entre autres, bien plus subtiles que la simple volonté de faire disparaître un sanctuaire chrétien. L’église, très ancienne, avait été bâtie par Clovis. En effet, selon la Vita Genovefae, le premier roi chrétien commença l’édification de la basilique des saints Apôtres (qui deviendra par la suite l’église Sainte-Geneviève) et la reine Clotilde l’acheva après sa mort en 511. La tombe du roi portait l’inscription : « Première église que jamais roi de France fonda. » Le site avait été choisi avec soin car il était prédestiné. C’était, à l’origine, l’emplacement d’un haut lieu, le Mont Lucotetius, où l’on honorait la déesse Leucothéa, identifiée par les Romains avec Mater Matuta, l’aurore, mère adoptive du Soleil, fils de la nuit et qui donna son nom à Lutèce. Ce qui faisait de l’église, à proprement parlé, le lieu — hautement symbolique — de l’union du Trône et de l’Autel sur les ruines de l’ancienne religion. Il ne faut donc pas s’étonner alors du traitement particulier que les révolutionnaires infligèrent à l’œuvre de Soufflot : il y avait une revanche à prendre et une vengeance à exercer.

Après d’importantes modifications destinées à la transformer en temple païen, l’église Sainte-Geneviève fut, pendant plus d’un siècle, l’objet d’une attention toute spéciale : on s’efforça d’en faire disparaître toute trace du culte catholique et on la transforma en Panthéon, omphalos d’une France régénérée. En 1793, cette politique vindicative de retournement du sanctuaire vit la destruction par le feu des ossements de sainte Geneviève en place de Grève. Là encore le symbolisme astrologique fut à l’honneur puisque le lieu de l’holocauste se situait sur l’axe historique de Paris, dans le signe de la Vierge (d’un zodiaque centré sur la pyramide de M. Peï). Pour bien signifier aux yeux du monde qu’il ne s’agissait nullement d’un acte de vandalisme imbécile mais d’une opération magique un procès verbal de la cérémonie fut adressé au pape.

Le spectre de la Synarchie derrière l’ombre de la Cagoule

On peut bien sûr ne pas tenir compte des faits, aussi invraisemblables puissent-ils être au premier abord, et préférer croire que François Mitterrand est simplement républicain, socialiste, pro-européen et marié à la fille d’un Frère.

La carrière politique de notre rempart de la démocratie débuta à l’Action française. Ses amis de l’époque, Camelots du roi pour la plupart, le pensaient même affilié à la Cagoule. « Je considérais François Mitterrand comme étant rigoureusement de la même famille [politique] que moi. Tous mes camarades de l’Action française le considéraient alors comme un cagoulard. Ils prétendaient même que Mitterrand avait prêté serment. »

Si la Cagoule, organisation révolutionnaire terroriste, avait pour objectif de faire crever la Gueuse elle n’en était pas moins, au corps défendant de la grande majorité de ses membres, qu’un instrument manipulé par d’inquiétantes sociétés secrètes dont la plus connue une fois de plus tout est relatif — était la fameuse Synarchie. Et nous entrons ici dans le royaume des ombres. [...] Tout désormais va être théâtre d’ombres chinoises, mirages somptueux et cruelles illusions, apparences et évidences trompeuses servant de paravents à la révélation des mystères. Ainsi un complot d’extrême-droite visant à détruire la République se révélera finalement être le jouet de forces occultes l’origine de cette même République. Chaque camp intoxiqué, manipulé, servira d’ingrédient alchimique à un Solve et Coagula destiné faire surgir l’Ordo ab Chaos.

Il y a ainsi des vies vouées au complot et à l’ombre comme d’autres le sont à la prière ou à la conquête du pôle. Qui saura jamais à quel pacte — et avec quelles puissances — François Mitterrand s’est livré, pieds et poings liés, dès ces années-là ?

On nous dira que les hommes changent, surtout les hommes politiques. Certes. Que les jeunes gens, enflammés par la passion, font des bêtises qu’ils regrettent amèrement par la suite. Que celui qui n’a jamais péché leur jette le premier pavé de la barricade. Mais s’agit-il vraiment d’un engagement de jeunesse inconsidéré, d’une erreur que la confusion et la folie de l’époque expliquent sinon excusent ? Ce fut vrai pour beaucoup. Qui, en même temps qu’ils tournaient leur veste, tournaient le dos aux compagnons de lutte de la veille. Mais s’il est bien un grief — un des seuls d’ailleurs — que l’on ne puisse faire à François Mitterrand, c’est de ne pas être fidèle en amitié. On connaît bien peu de politiciens opportunistes — et indéniablement son parcours sinueux prouve qu’il en est un — qui ont eu le courage de ne pas renier des amis aussi encombrants et sulfureux. Mais cette amitié se nourrissait-elle uniquement des souvenirs d’un passé que la plupart s’efforçaient d’occulter ? L’entretenaient-ils du récit de leurs apparents reniements, de leurs prudents silences ? Ou bien plutôt, liés par le même pacte et les mêmes secrets, travaillaient-ils encore à la réalisation de leur Grand Œuvre ? Nous avançons masqués, affirmait Nietzsche. Et il est des masques qui cachent l’effrayante lumière d’un soleil noir.

Le prince de la Maçonnerie 
On nous dira encore que François Mitterrand n’a jamais été franc-maçon et qu’il est très réservé sur ceux qu’il appelle les « Frères la gratouille ». On a bien dit la même chose d’un Napoléon qui s’entourait également de Frères... avant de convenir qu’il fut, lui aussi, un initié. Nous ne prétendons pas d’ailleurs que le Président soit ou même fut autrefois franc-maçon. La franc-maçonnerie n’est qu’un des avatars d’une antique Tradition. Elle est utile, indispensable même, à certaines manœuvres. Mais elle n’est qu’un rouage, un élément sacrifiable que l’on laisse délibérément dans l’ignorance de son sort et du jeu dont elle n’est qu’un pion. Ne demandant pas à être cru sur notre bonne mine nous invoquerons le témoignage irréfutable — d’Arthur Pike (1809-1891), 33°, Souverain Grand Commandeur du Suprême Conseil de la Juridiction Sud des États-Unis qui passait pour le chef de la franc-maçonnerie mondiale :

« Ceux-ci [les degrés de la Maçonnerie bleue] ne sont que le Parvis ou l’Antichambre du Temple. Une partie des symboles y est divulguée à l’initié, mais ce dernier est intentionnellement 
induit en erreur. On ne veut pas qu’il les comprenne. Leur vraie explication est réservée aux adeptes, aux Princes de la Maçonnerie. Tout le Corps de la Doctrine de l’Art Royal et Sacerdotal fut caché si soigneusement, il y a cela des siècles, dans les Hauts Grades, que, même aujourd’hui, il est encore impossible de résoudre bien des énigmes qu’il contient. Il est assez bon pour la masse de ceux qui s’intitulent maçons de s’imaginer que tout est contenu dans les grades bleus ; celui qui essayera de les détromper, perdra son temps et, sans aucun résultat, il violera ses obligations d’adepte. La Maçonnerie est le véritable sphinx enfoncé jusqu’au cou dans les sables accumulés par les âges. » 

Nous sommes convaincus que François Mitterrand est un initié. Pas un de ces maçons sans (haut) grade, mais un véritable adepte de l’art royal, un supérieur inconnu. Un de ces princes à qui le sphinx a chuchoté ses secrets, qui ne jettent jamais le masque ni ne baissent leur garde. Un de ceux voués corps et âme par leur pacte à la réalisation du Grand Œuvre.

Quand on scrute ainsi sa vie en y cherchant ce fil conducteur on constate qu’indéniablement François Mitterrand a bénéficié, tout au long de sa longue carrière, d’une protection aussi efficace qu’occulte. Déjà à Vichy, il était l’intime et le protégé de Gabriel Jeantet, chargé de mission au cabinet du Maréchal Pétain, qui sera l’un de ses deux parrains pour l’obtention de la Francisque. Quand soufflera le vent de la défaite (pour l’Allemagne), ce seront encore les réseaux cagoulards, que l’on retrouve dans les deux camps, qui aideront à sa reconversion. Et après la guerre, Mitterrand sera embauché chez l’Oréal dont le patron n’est autre qu’Eugène Schueller, l’ami et le bailleur de fonds de feu Eugène Deloncle, le chef de la Cagoule. En 1946, celui qui avait fait du futur président de la République le rédacteur en chef du magazine Votre Beauté lui offrit sur un plateau une circonscription. Pas n’importe où : dans la Nièvre, qui deviendra par la suite le fief du secrétaire général du Parti Socialiste, un certain Mitterrand François.

Mais c’était avant que ne s’achève la longue mue de l’homme de droite. Et la bonne étoile (à cinq branches) du futur homme de gauche sera encore mise à contribution lors de l’épisode tragi-comique de l’attentat bidon de l’Observatoire. Les poursuites judiciaires qui auraient pu briser dans l’œuf les ambitions du fringant sénateur s’enlisèrent lentement dans les sables mouvants d’une justice qui sait avoir le bras très long quand on exige d’elle l’assouvissement de vieilles haines. D’anciens miliciens qui n’eurent pas la chance d’avoir d’aussi prestigieux parrains que lui en firent la cruelle — et tardive — expérience. Il y a ainsi des dossiers compromettants qui font l’objet de l’étrange et bienveillante cécité de leurs détenteurs. Jamais les trois premiers présidents de la Ve République n’utilisèrent cette arme absolue contre leur challenger. Étonnante mansuétude quand on connaît la rancune haineuse et tenace ainsi que l’absence de pitié d’un certain général de brigade (à titre provisoire) qui n’hésita jamais à faire mettre à mort ses ennemis vaincus. Mais il est vrai qu’il existe des pressions plus efficaces que les pétitions ou les pleurs d’une mère.

Le Mage pythagoricien de la Société des Occultes


Même dans des domaines à priori moins sensibles ou plus intimes on perçoit cette ombre, cette irruption d’un autre monde, dans son univers quotidien. Pour l’adepte tout est symbole, signe, présage. Rien n’est indifférent ou dénué de sens. Ainsi en 1962, François Mitterrand jumela sa ville de Château-Chinon avec la cité italienne de Cortona en Toscane. Le monde est vaste, mais c’est la petite cité toscane qui fut choisie. Pourquoi ? A cause de l’histoire peut-être, car Cortona fut, il y a bien longtemps, l’une des plus importantes villes étrusques. La beauté et la sérénité de la campagne toscane touchèrent peut-être l’élu nivernais. A moins que ce ne fut d’autres beautés. Après tout qu’importe, et le choix n’est pas si mauvais nie direz-vous. Excellent même. Car il est peu de villes qui peuvent s’enorgueillir d’abriter une tombe mégalithique que la tradition désigne comme le tombeau de Pythagore.

Nous voilà devant une des premières apparitions d’un hasard miraculeux qui va se manifester au fil de nos pages avec une régularité d’horloge suisse. Car la petite ville toscane nous réserve d’autres surprises. En effet au XIIIe siècle fut fondée à Cortone une société de curieux et d’érudits, attirés par l’archéologie, ou plutôt par les antiquités. Cette association, qui vit toujours sous le nom d’Académie étrusque, s’appelait à l’origine, en 1726, la Société des Occultes.

Le premier guide de la Société des Occultes fut Filippo Buonarotti, archéologue, érudit, antiquaire et autorité respectée de l’athénée florentin ; mais aussi descendant d’un frère de l’illustre Michel-Ange et parent d’un autre Philippe Buonarotti, franc-maçon, membre de la conspiration des Égaux, fondateur d’une myriade de sociétés secrètes et grand comploteur devant l’Éternel, pardon le grand architecte. Il fut ainsi le premier lucumon, nom du magistrat suprême chez les Étrusques et qui fut donné à titre honorifique ( ?) par les académiciens au coordinateur général durant l’année de sa charge. Par la suite, suivant des règles qui établissaient une rigoureuse organisation hiérarchique incompréhensible dans un cénacle d’érudits, les lucumons furent élus parmi les personnages les plus en vue du monde culturel ou politique de toute l’Europe. Ainsi les Frères Voltaire et Montesquieu furent de ce nombre. Il est vrai que les prétentions de la très curieuse Société des Occultes dépassaient allègrement le cadre mondain habituel des amateurs d’antiquités.

Il s’agissait pour ces promoteurs, en donnant une dimension européenne à leur projet, de reprendre à leur compte l’ambitieux projet de Cosme II de Médicis, quatrième grand-duc de Toscane. Rien de plus, en l’occurrence, que de mettre en évidence la singularité de la culture toscane par rapport aux autres cultures italiques et de magnifier sa grandeur en démontrant son extrême antiquité et son rôle de berceau de la civilisation. Vaste programme qui ne pouvait que plaire à notre futur bâtisseur de pyramides. On pourrait certes sourire à ce qui ressemble à du chauvinisme mal placé ou à une marotte d’érudits de province. Mais il n’en est malheureusement rien. Nous sommes en présence d’une entreprise idéologique de dimensions européennes, qui sous couvert de recherches scientifiques, se proposait d’étayer une vision du monde conforme aux intérêts des cénacles occultes qui l’animaient en sous-main. C’était, avec deux siècles d’avance, l’anticipation de l’Ahnenerbe nazie.

Le Prieuré de Sion et l’ombre du Roi du Monde 

Mêmes les tournées électorales du candidat à la présidence de la République s’éclairent d’inquiétantes lueurs. Au début du mois de mars 1981 François Mitterrand se rendit dans l’Aude, plus exactement dans le Razès, superbe région sauvage et déserte au sud de Carcassonne. Pour une fois on ne pouvait le soupçonner de se livrer à l’activité traditionnelle du candidat en campagne : la pêche aux voix, car le but de sa visite était le minuscule village de Rennes-le-Château perché sur sa montagne et généreusement crédité par l’I.G.N. d’une centaine d’habitants. Ce que n’importe quel journaliste politique parisien horrifié par un tel spectacle de désolation baptise péremptoirement de trou perdu.

Ce qui n’empêcha pas François Mitterrand, qui n’avait succombé ni à l’ivresse des cimes ni à la blanquette de Limoux, d’affirmer sa fascination éprouvée devant Rennes. Certes le site est magnifique et le politicien en quête d’électeurs mais, malgré tout, cela ne justifie guère la fascination. Roger-Patrice Pelat qui, lors des déplacements de son ami intime François Mitterrand se trouvait souvent dans son entourage, au second plan, nous aurait peut-être éclairé si une mort aussi soudaine qu’opportune ne l’avait arraché à l’affection des siens et du juge Thierry Jean-Pierre. C’est donc M. Plantard de Saint-Clair, prétentieux prétendu prétendant au trône de France et ci-devant grand maître du Prieuré de Sion, qui va nous renseigner. Roger-Patrice Pelat ne se contentait pas d’être milliardaire et convaincu de délit d’initiés, il était aussi initié car jusqu’au 6 février 1989 il fut grand maître du Prieuré de Sion. Ce qui n’évoquera sans doute rien pour le lecteur peu versé dans l’ésotérisme qui serait tenté de voir là une de ces confréries folkloriques se réunissant en tenues chamarrées autour de quelques bonnes barriques.

Mais il se trouve que cette organisation secrète qui se donne un mal fou pour être connue et déploie des trésors d’ingéniosité pour passer aux yeux des gens graves et sérieux pour un repaire de bouffons amateurs de canulars n’est que le cercle extérieur — et visible, très visible — d’une société vraiment secrète. Et son dessein, tout aussi secret, ne transparaît que par ce qu’elle veut bien en laisser filtrer pour informer — un peu —, intoxiquer et manipuler — beaucoup. Ainsi en est-il de l’étonnante nouvelle qui suit.

« François Mitterrand a-t-il été poussé au pouvoir, d’abord au Parti Socialiste, ensuite à l’Élysée, par une société secrète dont Roger-Patrice Pelat était le grand maître ? On savait que ledit Pelat, financier véreux, était l’ami intime du président de la république et le généreux prêteur de feu Bérégovoy, mais on ignorait qu’il était aussi le haut dignitaire du très secret Prieuré de Sion. » C’est Minute (13 octobre) qui nous le révèle, à vrai dire sans trop y croire. Notre confrère parle longuement de ce mystérieux Prieuré dont le premier grand maître aurait été Godefroy de Bouillon, lui-même, et que le frère ( ?) Pierre Plantard de Saint-Clair a réveillé en 1956. « Peut-être en saurons-nous bientôt davantage : un document du Prieuré de Sion datant du décès de Roger-Patrice Pelat a été glissé dans le dossier constitué par le juge Thierry Jean-Pierre, chargé d’instruire, comme on sait, l’affaire Péchiney. C’est un certain Roger Dagobert, architecte en retraite, qui l’aurait fait tenir au magistrat. M. Dagobert est le descendant direct du général Luc- Simon-Auguste Dagobert-Fontenille (1736-1794) qui se distingua dans l’armée révolutionnaire et mourut d’épuisement après avoir conquis la vallée d’Aran et Urgel. »

Tout au long des pages qui vont suivre, nous allons retrouver, en filigrane, cette mystérieuse société secrète et le mystère de Rennes-le-Château. Car l’aspect — volontairement — bouffon par bien des côtés de tout cela camoufle, fort habilement, des projets inouïs, qui dévoilés aujourd’hui alors que la préparation psychique et psychologique — des masses est loin d’être terminée sembleraient totalement insensés. Sans trop déflorer le sujet, nous pouvons déjà dire que, par une curieuse ironie du destin, celui qui fut monarchiste en sa jeunesse et se plut dans sa vieillesse à poser en pharaon pour la postérité a travaillé, comme président de la République, à l’avènement — peut-être pas si lointain — d’un grand monarque dont les initiés, depuis des siècles, attendent la venue pour — enfin renouer avec l’âge d’or des premiers matins du monde ...

Après le François Mitterrand supérieur inconnu d’une franc-maçonnerie dont il méprise — presque ouvertement — les initiés des premiers grades, le hiératique hiérophante des mystères pythagoriciens, voilà maintenant l’impavide créature d’un Prieuré de Sion partisan — pour la galerie — d’une restauration monarchique au profit d’une fantomatique descendance mérovingienne.

De quoi, avouons-le, donner le vertige et le tournis aux lecteurs. Le mieux étant l’ennemi du bien, on pourrait nous soupçonner d’être un paranoïaque délirant au complot maçonnique. A la simple vue du tablier de cuir d’un sapeur barbu de la Légion Étrangère, imaginant un Mitterrand V. R. P. multicarte des forces occultes passant ses septennats à courir d’une cabane de charbonnier au fond des bois à des conciliabules secrets dans les catacombes de Paris. Il n’en est rien. Malheureusement. Derrière l’homme il y a une ombre. Épaisse. Presque impénétrable. C’est là qu’il se tient caché depuis plus de cinquante années. Et avec lui dans la nuée sont tapies des sociétés secrètes, des cénacles occultes qui sont autant de voiles dissimulant la face du mystère. Et pendant quatorze années, suivant un plan mûrement préparé et méthodiquement exécuté, il a, aux yeux du monde et dans l’aveuglement général, peu à peu dévoilé la face cachée du mystère... »

Dominique Setzepfandt, "François Mitterrand grand architecte de l’univers".

Quelle dissidence ?

« Pour le député belge indépendant Laurent LOUIS, face aux criminels organisés qui dirigent notre monde, le succès de la dissidence ne passe que par l'union de ses différentes branches et acteurs. ». De son côté, Joël Labruyère pense qu'une véritable dissidence doit s'affranchir du pacifisme mou « qu'on nous a implanté ». Il s'interroge : « Y-a t-il encore des guerriers ? » 

« Le guerrier classique, dit Labruyère, s'étant envolé vers le Paradis des Héros, on peut douter que les modernes « guerriers pacifiques » prendront la même voie lorsque le temps de la riposte sera venue.

On fait semblant de jouer à la résistance sur Internet, résistance si passive qu'elle en est devenue virtuelle. Mais, lorsqu'on viendra nous placer des implants dans la tête, nous verrons si nos pacifiques guerriers seront toujours aussi non-violents ? Peut-être, seront-ils déjà réduits à l'état de systèmes électro-organiques parce que leur conscience aura fusionné avec l'ordinateur ? Dans ce cas, ils continueront à bêler « paix, paix ». Il ne faudra donc pas escompter un soulèvement » car il n'y a plus de guerriers prêts à risquer leur vie. Il n'y a plus de résistants et encore moins de combattants, ou bien si peu, qu'il faut les chercher à la lanterne, un à un, parmi la multitude apathique.

Il ne s'agit pas de critiquer la passivité de ceux qui se prétendent être en chemin sur une voie d'éveil spirituel. Non, car la vocation de guerrier est inhérente à un certain type d'âme. Or, aujourd'hui, le constat est clair : il n'y a plus d'âmes combattantes dans le sens énergétique du terme. Certes, on trouve encore des êtres qui mènent une résistance morale, mais il ne faut pas leur parler d'action ! Pour eux, l'action se résume à assister à des conférences conspirationistes (ce qui est déjà téméraire), ou faire signer des pétitions (ce qui est de l'extrémisme !). Quant à ceux qui initialisent ces actions en vue de créer un « soulèvement de conscience », ce sont les héros de la plume, pas toujours sincères, mais impuissants à élaborer une stratégie. Ils sont isolés, déblatérant sur les places publiques virtuelles, dans la cour d'internement de la prison globale - internés dans l'Internet du Pentagone !

Les envolées idéalistes et les idées généreuses se perdent dans une cacophonie de millions de voix d'internés heureux, bien à l'abri dans leur chambre, assis sous la lumière irréelle de leur écran, castrés de tout dynamisme vivant, se répandant en paroles conformes, adressées à des ombres conformes, leurs frères de servitude, qu'ils appellent à s'unir.. .virtuellement. Nous ne nous occuperons donc plus de ce « guerrier pacifique », qui joue sa vie comme dans une play station.

Il faut rappeler qu'un authentique guerrier n'est jamais pacifique car il a identifié ses ennemis, et ceux-ci, s'ils sont réels, sont par nature dangereux. Le guerrier pacifique n'a tout bonnement pas d'ennemi identifiable. Il rêve l'action.

On peut toujours évoquer Gandhi et son appel à une résistance passive, comme dans les années 70. En attendant, une centaine de centrales nucléaires sont sorties de terre à la barbe d'une armée de guerriers pacifiques, arborant le badge de la Paix, sans savoir que c'est un symbole de défaite. Trente ans après, ils continuent à appeler à la résistance passive sur Internet. Un comble, puisque par essence, l'Internet incite à la passivité dans un confort intellectuel total. Dérision sur toute la ligne. Tragédie de ceux qui n'ont ni principes spirituels supérieurs, ni plan d'action.

Pour le guerrier pacifique, même la paix est virtuelle puisqu'il a rejeté toute idée de combat réel dans l'espace de la vie réelle. S'il n'y a plus d'âmes guerrières, et si nous rejetons l'activisme virtuel comme une imposture, que faut-il comprendre par « riposte » ou « guerre de l'avenir » ? La guerre actuelle se déroule dans un espace de nature électromagnétique. C'est une guerre des ondes.

Nous sommes attaqués par des rayonnements invisibles, émis de sources invisibles par un ennemi invisible. Il serait donc parfaitement irréaliste d'appeler à un soulèvement armé contre des satellites !

Une véritable résistance apparaîtra lorsque les guerriers potentiels se seront extraits du piège de la contestation virtuelle, et qu'ils auront réalisé qu'ils ont un adversaire REEL. Il faudra sans doute du temps pour se déconditionner du lavage de cerveau que nous a infligé l'ennemi : confusion, pacifisme mou, etc... Le principe initial qui fonde une stratégie c'est d'identifier l'adversaire. Il faut apprendre à le connaître. Nos guerriers pacifiques en sont encore loin, car la notion d'adversaire leur est inconnue. Hallucinés par la pantomime médiatique et ses marionnettes officielles, ils disent « il n'y a pas d'ennemi ! » pendant qu'on les extermine lentement.

Les méchants Bush et Saddam ne sont pas en cause. Idem pour les gentils - Abbé Pierre ou Mère Teresa. Ce sont tous des pantins, parmi les milliers d'étoiles factices qui clignotent devant les masses hypnotisées. Ne confondons pas les décideurs avec les exécutants, aussi hauts placés soient-ils, car les officiels serviles ignorent la source d'où leur parviennent les ordres.

Un président de la République est une marionnette en cage. Dès lors, imaginons ce que pèsent les pantins des médias ! Ce sont des fantômes doués de parole qui récitent leur leçon sur les registres autorisés par la censure globale. Il ne faut donc pas se tromper de cible. L'Adversaire est une puissante entité-groupe occulte, ce qui ne simplifie pas la tâche, mais nous évite de perdre de l'énergie contre les moulins à vent ou d'autres moulins à prières. Identifier un adversaire invisible n'est pas simple, et c'est pourquoi, les naïfs préfèrent s'attaquer aux leurres médiatiques - attaque virtuelle, bien sûr. Mais qui est cet adversaire qui nous arrose de poisons à partir du sol, et nous bombarde d'ondes depuis le ciel, en toute légalité ? A t-il un nom, un visage ?

Ici, notre chemin se sépare du guerrier pacifique. C'est également là que nos amis spiritualistes adeptes de la « résistance en conscience » vont nous quitter, car dès qu'on menace d'identifier l'ennemi du genre humain, une formidable confusion s'empare des esprits. On recule et on refuse d'entendre. On s'excuse et on rentre chez soi. Sécurité d'abord !

On se retrouve soudain bien seul, pendant que les braves guerriers pacifiques se sont installés devant leur ordinateur. Certains se sont évaporés dans une méditation plus ou moins transcendantale ; d'autres ont entamé un rituel chamanique supposé rendre l'adversaire plus conciliant, tandis que d'autres prient pour le salut de l'âme de l'ennemi. Bref, lorsqu'on parle d'ennemi, on risque de perdre ses amis. Car l'adversaire a mis un voile épais sur son existence. Ses sbires innombrables emplissent l'espace culturel de leurs clameurs, afin de détourner notre attention, ce qui nous ferait même douter de l'existence d'un ennemi.

Il faut donc appliquer la méthode de discrimination suivante : toute parole et information qui passe par un canal autorisé ne peut pas desservir l'adversaire, mais favorise au contraire sa stratégie de brouillage et de dissimulation. Autrement dit, tout ce qui n'est pas clandestin, a reçu l'aval de l'adversaire. Il en va ainsi pour toutes les sources de communication alternatives, qui, sous couvert de dénonciation, renforcent le système de brouillage en n'identifiant jamais clairement Le ou Les adversaires ultimes ainsi que leur stratégie.

Exemple, les ligues antivaccinalistes dénoncent l'empoisonnement de masse pour raisons mercantiles ou « erreur médicale », sans révéler à qui profite le crime et pourquoi. Il en va de même dans les autres domaines. Nul n'a le courage de remonter les filières jusqu'à la source ultime du contrôle. On nie même qu'il existe un centre de contrôle.

Par conséquent, l'adversaire est à l'abri de toute intrusion dans ses affaires, surtout depuis qu'il a mis en place le leurre d'un grand complot qu'il est interdit d'évoquer ! A ce point, il faut prévenir ceux qui finiront par demander : « mais qui est donc cet adversaire que personne n'a le courage de nommer ? » Il faut vous avertir que la vérité à ce sujet ne regarde que ceux qui sont impliqués dans le combat.

La guerre de résistance du futur ne concernera que les guerriers qui ont montré un signe d'engagement aux yeux de la Fraternité qui gère cette opération de reconquête sur le plan terrestre.

La réaction à cet article pourrait être un test pour sonder notre ardeur guerrière. Alors, désirons-nous en savoir plus sur la guerre du présent et de l'avenir ? Ce n'est pas certain, car il nous faudrait renoncer à notre chère sécurité individualiste. C'est pourquoi les guerriers se font rares. »

Joël Labruyère

Dictature mondiale & dissidence



La minorité dissidente

La minorité dissidente, si l’on peut la nommer ainsi, est répartie sur toute la terre, à travers toutes les races, les classes, les cultures et les religions. Progressivement, sous la pression des événements
mondiaux, ces êtres vont se reconnaître, et se découvrant appartenir à la même « nation spirituelle», ils mettront en pratique la parole : « Aime ton prochain comme toi-même ».

[...] Ils se découvriront unis dans une fraternité qui ne doit rien au simulacre humanitaire de l’ordre mondial. Quant aux innombrables ayant abdiqué devant ce qu’il faut bien nommer la « puissance du mal », non par méchanceté, mais par ignorance et lâcheté, ils prendront la voie de l’endurcissement qui les transformera en des êtres robotiques, dangereux et immoraux. Non qu’ils soient mauvais, mais parce qu’ils croient devoir obéir à leurs bergers qui les conduiront là où ils n’iraient pas. En terme spirituel, c’est ce qu’on nomme un « jugement ». C’est un processus cyclique entre deux périodes qui permet de soustraire du collectif un groupe de pionniers dont la mission est de devancer la marche collective afin de l’accélérer. En l’absence de pionniers, tout le monde reste en arrière. Il n’y a rien d’injuste ou de cruel dans ce processus qui s’est déroulé maintes fois depuis l’origine des civilisations. Il est nécessaire de sauver les germes de conscience du flot régressif qui risque de l’emporter. Il n’y a rien de personnel ou d’égotique, et nul ne doit interpréter cette sélection comme un privilège donné à quelques uns, car c’est une lourde responsabilité. La conscience implique un devoir plus grand. Il faut des pionniers sinon tout se perd.

Notre compassion va vers l’humanité qui est retenue par la psychose sécuritaire. Mais notre amour doit se tourner vers ceux qui désirent la libération de l’homme au sens spirituel.

Il faut sauver l’amour du naufrage, et pour cela, il est indispensable de garder la tête hors du noir courant de l’inconscience où sont plongées nombre de personnes que nous aimons. Elles démontrent déjà de l’animosité à notre égard lorsque leurs croyances sont ébranlées par les faits. Mais le phénomène le plus inquiétant est la manifestation d’une mauvaise foi d’un genre redoutable. Elle se résume par cette attitude : « Je sais bien que c’est mauvais mais je le fais quand même ».

Perspectives pour l’avenir

Il faut appliquer un critère de lucidité qui consiste à ne plus accueillir l’information d’où quelle provienne sans la filtrer par notre décodeur interne et notre raison aux aguets.

La minorité consciente qui ne gobe plus les bobards de l’establishment est la cible d’attaques subtiles car on connaît ses points faibles, particulièrement son idéalisme et son goût pour les belles espérances. Une vieille dame disait : « Mes pauvres enfants, à l’avenir, il va vous falloir un démêloir.

D’un côté, ceux qui nous flattent avec leurs « messages » célestes pour nous maintenir dans une douce inconscience, et de l’autre ceux qui nous effraient pour nous vendre des systèmes de protection coûteux et dérisoires.

Parfois les gens disent : « cela ne nous laisse aucun espoir », et cette remarque nous renseigne sur l’attente d’un miracle qui est dans l’air. Nous répondons : « Puisque vous désirez un miracle, attendez-vous à ce qu’on vous en propose ! Vous devriez plutôt devenir votre propre lumière, et réaliser en vous-même le seul miracle qui compte, à savoir devenir conscient, fort et libre.» Mais pour celui qui a reçu « l’implant » de l’attente messianique, ce sont là des paroles peu satisfaisantes.

Parlons donc des perspectives d’avenir, pour autant que nous puissions voir quelque chose dans ce brouillard. En réalité, le cours de l’histoire extérieure est déjà tracé de longue date, et c’est pourquoi les dirigeants de la planète - usurpateurs au demeurant – n’ont plus de pudeur à étaler leurs trafics. Les masses sont devenues si apathiques qu’elles iront dans le sens qu’on leur indique. C’est une affaire entendue. Dès lors, pourquoi les maîtres tergiverseraient-ils ? La crise du Proche-Orient doit permettre d’allumer un incendie contrôlé. La chaotisation actuelle est orchestrée de main de « maître » (voir « Les contes de fée du Tibet »). Intuitivement, nombre de gens simples ressentent que quelque chose ne tourne pas rond, mais au final, ils se conforment aux ordres des médias, en portant au pouvoir des bandits doublés de supermenteurs dont la religion avérée est le satanisme. Ce fait révèle l’affaissement de la conscience
morale. Les gens légitiment le mensonge dès l’instant où ils se sont laissés irradier par les messages subliminaux de la télévision et par d’autres sources de pollution. 

Si les français étaient opposés à la guerre en Irak, c’est parce que leurs leaders en ont décidé ainsi.
Les enfants des écoles seraient descendus dans la rue en criant « à mort Saddham » si Monsieur Chirac avait choisi cette option. Souvenons-nous de la dernière élection présidentielle et du slogan [...] : « je suis contre Chirac le voleur et menteur, mais je vote pour lui ! » C’est bien la télévision qui gouverne la volonté des masses et des classes moyennes. Seule une faible minorité échappe à l’embrigadement.

Quant aux événements actuels, selon toute vraisemblance, le lobby
américano-sioniste, après avoir inventé le « complot terroriste international » - ce qui est une manière d’avouer la conspiration pour terroriser les populations – cherche à énerver un peu les masses musulmanes et arabes, sachant qu’elles sont sous contrôle, plus intéressées par les rêves de Dallas que par le revival islamique. Et si elles descendent dans la rue au lieu de regarder le match en buvant du Coca, c’est qu’on les aura poussées par un féroce bombardement d’ondes capable de déclencher une crise de fanatisme. 


Le but de la crise au Proche-Orient (Moyen-Orient) est de focaliser l’angoisse du monde sur une région hautement magique qui fut le berceau du cycle des civilisations occidentales. Le serpent se mord la queue. Tout retourne au point de départ. Cette manœuvre pour tendre le fil jusqu’à son degré de résistance maximal permet d’amener progressivement une crise planétaire. 

Les organisateurs savent où ils vont et comment ils vont y arriver. Cela demeure pour nous très tortueux et surréaliste. La crise finale s’alimente entre ces deux extrêmes : la menace de guerre d’un côté et l’espoir de paix de l’autre. La manipulation consiste à réguler ces deux courants par une propagande amplifiant les pulsions de révolte et de violence d’un côté, tout en stimulant le désir de paix et de sécurité de l’autre. Ces paroles sont sans doute pénibles aux oreilles des idéalistes qui sont tombés les yeux fermés dans la deuxième attitude, respectable au demeurant, mais qui témoigne d’une absence de lucidité par rapport à la dualité du « bien et du mal ». 

Voulons-nous continuer à être des billes dans le flippeur des maîtres du monde ? Alors, prenons parti en faveur du bien ou du mal avec lesquels ils contrôlent nos émotions, depuis zéro jusqu’à l’ébullition. 


La menace d’un conflit généralisé débouchant sur une crise mondiale amènera une confusion et une détresse dont on ignore l’ampleur souhaitée par les maîtres du jeu. S’agit-il de déclencher un véritable déluge générant des catastrophes naturelles qui mettront les populations à genoux ? On ne sait jusqu’où le seuil de tolérance de l’humanité peut aller, mais un effondrement économique devrait suffire à inciter les masses à implorer le ciel. 

Il ne sera pas difficile de lancer à la télévision le slogan « paix et sécurité ! » pour que plusieurs milliards de poitrines le reprennent en chœur. Tout cela sera suggéré au bon moment, et c’est pourquoi les maîtres de la guerre entretiennent un mouvement pacifiste international et qu’ils ont conservé jusqu’à ce jour les structures religieuses qui seront jetées après usage.

Lorsque l’humanité sera plongée dans la crainte d’une chaotisation,
 alors, les dirigeants de l’ordre mondial présenteront leur sauveur providentiel. Il faudra que l’humanité l’appelle de ses vœux, sinon cela ne pourra pas fonctionner. Vous voulez la paix et la sécurité ? Vous voulez un miracle ? Vous voulez le Messie ? Et bien, vous l’aurez voulu ! 

Toutefois, il est indispensable que le chef de l’ordre mondial soit investi d’une légitimité et que cet avènement relève d’une investiture sacrée car le fond humain est religieux.

Après l’Antéchrist…

Dans l’hypothèse d’une intervention X qui viendrait court-circuiter la phase finale du nouvel ordre mondial avec l’apparition de son chef messianique, on ne peut dire d’où viendrait ce contre-temps. Pourquoi un plan qui s’est déroulé au poil depuis deux siècles, capoterait-il sur le poteau ? Il y a peu d’imprévus, et les organisateurs ont sans doute un plan B. Qui peut changer le cours de ce qui est écrit ? Non, il faut que le scandale arrive sinon nous n’en verrons jamais le bout. Toutefois, il demeure des zones d’ombre qui laissent planer un certain suspense.

On peut supposer que le trône de l’empire mondial reviendra au président de l’Europe lorsque ce poste sera mis en fonction sur la base de la Constitution Européenne qui scelle la fin de la souveraineté des nations libres du vieux monde. La rivalité artificielle entre les Etats-Unis et certains pays européens dont la France, sert à préparer cette situation d’émergence d’une Europe qui sera le porte-flambeau du nouvel ordre mondial aux yeux des nations. Les USA sont trop impopulaires
.

Seul un président de l’Europe pourra ménager la sensibilité de l’Asie et l’Afrique, ce qui est impossible aux Etats-Unis impérialistes. Le candidat devra en outre revêtir une légitimité d’ordre théocratique afin de combler les attentes messianiques et les croyances enracinées dans les différentes cultures. Ce point est incontournable, et il explique pourquoi les réseaux du nouvel âge ont annoncé la venue d’un messie qui serait la synthèse à la fois du Christ, du Maitreya bouddhiste, de l’avatar Kalki hindou, de L’imam Maadi des musulmans, et bien entendu, du messie d’Israël, le justicier terrestre qui rétablira son « peuple élu » sur la Planète Promise…

Si l’on opte pour l’hypothèse d’un sauveur de type théocratique, il faudra qu’à la suite d’une propagande religieuse intense, il se présente comme un messie traditionnel doublé d’un homme d’état particulièrement charismatique. Un vraie bête politique que cette Bête !

Il lui faudra convaincre des races et des peuples opposés. Cela sera possible grâce à la technologie et aux satellites qui ont été mis en place dans ce but autour du globe. On peut diffuser des messages sonores que les gens croient entendre à l’intérieur d’eux-mêmes. (Voir « Projet Blue Beam »)

Avant que ce « sauveur » n’apparaisse, il faudra dévitaliser les dogmes religieux trop opposés. Cela n’est pas un problème grâce aux progrès de l’œcuménisme et par l’infiltration des Jésuites dans les religions du monde. Quatre siècles qu’ils y travaillent ! 

Si vous avez déjà vu un swami à la barbe blanche, vêtu de la robe safran des moines hindous, vous ne vous doutez peut-être pas que derrière sa peau sombre et son regard lumineux, se cache un père jésuite. Faites le tour de toutes les traditions, et vous aurez la même surprise, à travers les temples, les mosquées, les synagogues, les chapelles, les dojos, et bien entendu les loges, sans oublier pour l’anecdote les observatoires astronomiques ni les instituts scientifiques. Les jésuites n’ont pas chômé. Mais, leur reprocherons-nous d’avoir un projet et de la motivation, nous qui sommes si passifs ?

Ils se préparent à présenter au monde d’incroyables découvertes archéologiques qui bouleverseront les croyances religieuses traditionnelles. Ces révélations devraient rapprocher les croyants des diverses confessions autour d’un consensus théologique afin de les préparer à reconnaître la source commune de leur religion, et par conséquent l’unicité de leur sauveur ou messie. L’émotion de sa venue balaiera toutes les divisions dans une ferveur contre laquelle il ne fera pas bon émettre un doute.

Attendons le bouquet final en ne cédant pas à la séduction émotionnelle comme nos frères humains dont le test du 11 septembre 2001 a prouvé que la barrière immunitaire psycho-spirituelle est très endommagée.

C’est pourquoi il y a deux groupes humains en présence sur la terre et ils se séparent l’un de l’autre à grande vitesse presque de jour en jour La minorité consciente est face à la multitude qui pourrait devenir hostile lorsqu’on la suggestionnera dans ce sens. Il va falloir se préparer à une longue résistance et peut-être à des persécutions. C’est pourquoi, il est temps de développer notre force intérieure. Nous sommes devant une occasion de mutation exceptionnelle.

Undercover 7 (mai 2003)

L'occultisme dans la politique

A la fin du règne de François Mitterrand, Gérard de Sède, probablement excédé par la passion pour l'occultisme du chef de l'Etat, dénonce les sociétés occultes « dont l'influence politique est parfois considérable ». Et Gérard de Sède précise :

« L'activité de ces sectes pourrait se résumer en une formule : « Changer l'individu afin que la société, elle, ne change pas. » C'est pourquoi le changement qu'elles opèrent sur la personnalité de leurs adeptes consiste à transformer ceux-ci en êtres dépendants, passifs et obnubilés, c'est-à-dire en non-citoyens.

C'est pourquoi, avec leur philosophie de supermarché, les gourous de notre époque n'ont rien de commun avec les grands occultistes de la Renaissance et du XVIIe siècle, tels que Pomponazzi, Jérôme Cardan, Guillaume Postel, Campanella et autres. Ceux-ci étaient tous des humanistes, souvent des savants et des créateurs désintéressés d'utopies qui voulaient parfois naïvement, changer le monde et instaurer une société idéale. De plus, loin de vendre du surnaturel de pacotille et du mystère d'escamoteurs, ils cherchaient dans ce qu'ils appelaient la magie naturelle, c'est-à-dire dans la nature elle-même, l'explication des énigmes que celle-ci nous pose. L'homme était pour eux le centre de tout ou, comme le disait Paracelse, le noyau du monde qui le nourrit, tout comme l'arbre nourrit le noyau de son fruit. Et, ajoutait Pomponazzi, puisqu'il a en lui toutes les puissances du monde, c'est en lui seul, dans la puissance de son imagination qu'il faut chercher l'explication des faits qu'on a coutume d'appeler miraculeux. Est-il besoin de souligner qu'il ne reste rien de cette conception grandiose chez les modernes industriels qui écoulent leurs stocks de mystique ?

Voir la main des sociétés secrètes derrière tous les grands événements historiques, une telle conception policière de l'histoire, sous son apparence machiavélique, est en réalité fort naïve ; ceux qui la professent avec des airs entendus de gens « bien informés » sont en réalité les dupes d'un schéma simplificateur et passe-partout.

Il ne faut pas pour autant négliger ce que certaines idéologies et certaines constructions politiques doivent à l'influence diffuse et parfois posthume de ces sociétés. Un seul exemple anecdotique mais amusant : le drapeau de l'Union européenne, bleu frappé d'un cercle d'étoiles d'or, est comme l'a confié naguère son créateur dans une revue catholique intégriste, la reproduction de la « médaille miraculeuse » de la voyante de la rue du Bac (Catherine Labouré, sœur de la Charité au couvent parisien de la rue du Bac, canonisée par Pie XII en 1947).

Il n'est pas rare non plus que des occultistes n'ayant, du moins que l'on sache, aucune société secrète derrière eux pour les y avoir introduits, entrent dans la carrière politique. En Argentine par exemple, dans les années soixante-dix, ce fut Lopez Rega, le mage de l'éphémère présidente Isabel Peron, promu non sans humour noir ministre du Bien-Être social, qui organisa les sinistres escadrons de la mort sous le triumvirat des généraux.

Plus récemment, en Roumanie, le metteur en scène du faux charnier de Timisoara, du « procès » et de l'exécution de Nicolae Ceausescu et de son épouse fut l'occultiste Geliu Voïcan, auteur de plusieurs ouvrages ésotériques, qui se définit un jour lui-même comme « moitié mage moitié gangster. »

En France, sur un registre heureusement beaucoup plus plaisant on vit, voici quelque trente ans, le conseiller du Premier ministre pour les affaires de renseignement, personnage d'origine russe apparenté au médecin du tsar, participer à des séances nocturnes d'alchimie au château d'Arginy, dans le gai Beaujolais, sous la protection de CRS. [...]

Que dire […] quand on voit , au début de l993, le ministre de la Culture, alors Jack Lang, faire entreprendre à Blois la construction d'un Centre national des arts de la magie ?

Répétons-le : dans des sociétés - les nôtres - qui sanctifient les pseudo-lois de l'économie aux dépens du bonheur et même des besoins vitaux du plus grand nombre, le plus grand nombre, constatant sans comprendre pourquoi, que la Terre tourne décidément à l'envers, tourne en rond, telles les mouches captives derrière une vitre, sans trouver une issue, un accès à l'air libre qui pourtant, même hors de portée, existe.

Comme l'écrit Ignacio Ramonet : « Devant tant de bouleversements incompréhensibles et tant de menaces, de nombreux citoyens croient assister à une éclipse de la raison et sont eux-mêmes tentés par la fuite dans une image du monde irrationnelle. On ne peut s'étonner dès lors que tant de gens se tournent vers les paradis artificiels, les parasciences et les pratiques occultistes. »

Fort bien dit. Mais quand des hommes d'État responsables flirtent eux-mêmes avec l'irrationnel, on peut craindre que revienne le temps où des peuples entiers se laissaient conduire à l'abîme par des gourous politiques, tels les aveugles peints par Jérôme Bosch. »


François Mitterrand et les sociétés secrètes

Friday, August 24, 2012

Comment on devient député et comment on le reste




par Henry Coston

Le texte suivant est paru en préface à « L’Argent et la Politique » de Henry Coston, 1994, qui détaillait les comptes de campagne des députés élus aux élections législatives de 1993, pour lesquelles les contributions financières aux candidats avaient dû être déclarées à la Commission des comptes de campagne et avaient été publiées au Journal officiel du 12 avril 1994.

L’électeur se figure que c’est lui qui élit son député. Il lui délègue, effectivement, ses pouvoirs souverains, mais l’élu n’est pas, pour autant, son véritable représentant. Souverain débonnaire et confiant, l’électeur n’exerce pas vraiment sa souveraineté. Une fois qu’il a déposé dans l’urne, tous les cinq ans, son bulletin de vote, il a transformé son mandataire et l’a fait entrer dans le Système qui fait des parlementaires et des gouvernants, sauf très rares exceptions, les serviteurs, parfois les laquais, des puissances d’argent.

Car le Système n’est démocratique que de nom. En fait, il fonctionne sous le contrôle étroit des oligarchies financières, qui règlent la note de sa campagne électorale et qui subventionnent son parti.

Les récents scandales dits « des fausses factures » ont révélé que, pour remplir les caisses, plusieurs partis usaient de ce procédé et profitaient de leurs relations et de leur pouvoir pour monnayer leurs interventions au niveau municipal ou départemental : la multiplication des supermarchés qui éliminent les petits commerçants et favorisent la désertification des campagnes n’a été possible, après la loi Royer qui devait limiter leur nombre, que grâce à la corruption des élus et des partis.

Toute campagne électorale coûte cher. Il faut éditer un journal pour défendre ses idées et, au besoin, couvrir l’adversaire d’injures. Il faut offrir l’apéritif aux petits électeurs et un bon repas aux électeurs influents. Il faut rétribuer les services des agents électoraux et des « costauds » chargé de la bonne tenue des réunions. Parfois même, pour décider les électeurs un peu hésitants, faut-il leur remettre un petit « cadeau » pour leur famille ou un petit « souvenir » pour eux-mêmes. Cela représente, pour une circonscription moyenne, plusieurs centaines de milliers de francs (la loi a fixé le total à un maximum de 500 000 F). À condition que le candidat puisse trouver à emprunter cet argent dans son entourage, il lui faudra des années pour le rembourser. Les trois-quarts de son indemnité parlementaire y passeront. Si le candidat n’est qu’un arriviste besogneux, il se jette dans la bagarre tête baissée : il risque le tout pour le tout. Combien de politiciens battus aux élections se sont couverts de dettes (en particulier chez les imprimeurs d’affiches, de tracts, de publications) et ont du mal à les « éponger » pour peu que, n’ayant pas atteint les 5% des suffrages exprimés, ils ne soient pas remboursés des dépenses de propagande officielle, ou que leur parti ou leur comité électoral ne les aide pas à faire face à ces débours.

Il est rare — mais il y en a, heureusement, quelques-uns — qu’un candidat soit indépendant des puissances d’argent dès le départ.

Cependant, nombre de ces aspirants députés ont une situation qui leur rapporte plus d’argent que ne représentera leur indemnité parlementaire. Alors, pourquoi la quittent-ils ? Pour avoir l’honneur de défendre les intérêts d’électeurs qu’ils ne connaissent pas ? Peut-être est-ce en effet cela qui guide les idéalistes (il y en a sur tous les bancs). Mais il faut vivre, et les frais d’un parlementaire, obligé de tenir son rang, sont élevés. Avec les quelques dizaines de milliers de francs qui lui resteront après le remboursement des sommes prêtées pour sa campagne électorale, il aura tout juste de quoi ne pas mourir de faim.

— Quel désintéressement ! Direz-vous.

« Pour moi, devant tant de sacrifices, je me sens pris de pitié », s’exclamait Francis Delaisi, qui ajoutait aussitôt : « Toutefois, n’exagérons rien. Les héros sont rares, dans tous les temps. Et l’on ne comprendrait pas qu’il y eût tant de postulants à la députation si le mandat ne comportait quelques petits profits. » (Francis Delaisi, in La Démocratie et les Financiers.)

Le candidat ne supporte pas seul les frais de la campagne électorale. La caisse de son comité l’aide. Ce comité est composé principalement de partisans zélés qui paient de leur personne mais sont impuissants à remplir la caisse. On va donc taper ceux qui sont réputés « avoir les moyens ».

C’est là que commence la compromission. Bien sûr, le petit industriel du coin, qui y va de son petit chèque, par sympathie personnelle ou par conviction politique, ne demande rien en échange. Mais les autres, les gros, qui versent des dizaines de milliers de francs officiellement et, sans doute, beaucoup plus, officieusement ? (C’est interdit, maintenant, mais cela se pratique toujours : on se montre plus prudent, voilà tout. . .) Il y a aussi les organisations économiques ou patronales, liées aux grands trusts. Quelles que soient les opinions personnelles des grands dispensateurs de fonds de ces organismes — jadis le Comité Mascuraud, l’Union des intérêts économiques, le Comité des Houillères, remplacés de nos jours par le CNPF et les autres syndicats patronaux — , l’argent est distribué aux candidats de droite, de gauche et du centre. Ces messieurs jouent sur tous les tableaux pour être sûrs de ne pas perdre. L’essentiel, pour eux, c’est de rendre service au futur député qui, une fois élu, sera mis en demeure de leur manifester sa reconnaissance. S’il arrivait que le nouvel élu fût infidèle, c’est-à-dire trop indépendant pour favoriser les intérêts permanents du grand capitalisme, on lui ferait bien vite comprendre qu’il serait proprement battu aux élections suivantes. Peu de parlementaires résistent à de pareils arguments.

Le plus souvent, le député qui a profité des largesses des banques et des trusts — ou de leurs filiales locales ou régionales — prendra goût à cette manne. S’il est ambitieux et avide, il tâchera d’obtenir un poste d’administrateur dans l’une des sociétés qui dépendent de son groupe. Aux députés avocats, les trusts confieront l’étude d’un dossier.

Avant le vote de la loi qui restreint certaines pratiques, beaucoup de parlementaires entraient dans le jeu et allaient siéger dans les conseils d’administration de grandes sociétés. J’ai donné leurs noms et leurs fonctions dans Les Financiers qui mènent le monde.

Il arrive aussi que des députés ou des sénateurs, au lieu de devenir administrateurs de sociétés, aient fait le trajet inverse, et que hommes d’affaires, ils aient été détachés comme parlementaires par le groupe financier qu’ils représentent. Le cas d’un Loucheur ou d’un Louis-Dreyfus, sous la Troisième République, d’un Corniglion-Molinier, d’un Dassault, ou encore d’un Missoffe, sous la IVe et la Ve, est resté célèbre. Quand ils ne sont pas administrateurs de sociétés, on les trouve conseils de grands groupes financiers comme Mendès-France, qui était l’avocat du trust international Bunge.

Avec le gouvernement Mendès-France, la pénétration du capitalisme était moins visible, moins franche. Et cependant la presse d’opposition ne s’y est pas trompée. Aspects de la France, qui ne passe pas pour un journal de la démagogie anti-capitaliste, mettant en cause les ministres les plus fortunés de Pierre Mendès-France, écrivait au lendemain de la formation du gouvernement :

Que les temps sont changés : Casimir Périer a dû se démettre de ses fonctions de président de la République à la suite d’une campagne de presse du socialiste Gérault-Richard qui l’accusait de n’être quelqu’un ou quelque chose que grâce à sa seule richesse.

Même campagne contre Berteaux qui fut ministre de la Guerre, contre Pams qui fut ministre de l’Intérieur et faillit être l’élu du Congrès de Versailles à la fin du septennat Fallières, et contre Louis Loucheur, que l’on appelait Tout-en-Or.

Que n’aurait-on pas entendu entre 1890 et 1914 si un gouvernement avait rassemblé ces possesseurs d’énormes fortunes que sont MM. Mendès-France, Bettencourt, Guy La Chambre et Emmanuel Temple ?

Si l’on additionnait celles-ci, on obtiendrait un nombre considérable de milliards.

Et c’est pour ce gouvernement de milliardaires que communistes et socialistes ont voté comme un seul homme.

Quelqu’un nous a dit : « C’est cela qu’on nous donne comme gouvernants alors qu’il serait utile que nous ayons, en ce moment, des hommes connaissant vraiment les difficultés des fins de mois de ceux qui travaillent pour gagner leur vie et non pas pour arrondir leur fortune. »

C’est exactement notre point de vue.

Les quatre ministres cités n’étaient pas les seuls « capitalistes » du cabinet Mendès-France. Il y avait d’autres amis ou obligés des trusts et de la finance . Dans Le Retour des 200 Familles, paru au lendemain de la fondation de la IVe République, j’ai soulevé un coin du voile qui recouvrait l’opération politicofinancière qui permit au Général de reprendre le pouvoir après une longue traversée du désert.

Cette collusion du gaullisme et de la finance remontait aux années sombres, à l’époque du Comité d’Alger, lorsque René Mayer, neveu des Rothschild et futur directeur de leur puissante banque, juste avant Pompidou, devint en quelque sorte ministre du Général. Lorsque fut constitué le Gouvernement provisoire, plusieurs fidei-commissaires des oligarchies financières en firent partie : René Mayer, déjà nommé, et Emmanuel Monick, futur président de Paribas et vice-président du trust vert (Hachette). Aimé Lepercq, représentant les intérêts Schneider (Le Creusot), siégea auprès du représentant des intérêts rothschildiens, René Mayer, dans le deuxième Gouvernement provisoire constitué en septembre 1944, ainsi que dans le premier cabinet De Gaulle (1944–1945), rejoint dans le deuxième cabinet (1945–1946) par Louis Jacquimot, futur époux d’une fille du banquier Lazard, qui revint au gouvernement lorsque le Général constitua son ministère en 1958, flanqué de Maurice-Bokanowski, qui avait de gros intérêts dans le textile.

De nos jours, les hommes d’affaires se tiennent plutôt dans l’ombre des gouvernants, voire dans l’intimité des présidents de la République. Ancien directeur général de la banque de Rothschild frères, Georges Pompidou rompit avec les intérêts rothschildiens lorsqu’il eut la responsabilité du pouvoir. À Guy de Rothschild qui lui demandait on ne sait quel service, il aurait répondu, un jour, sur un ton peu aimable :

— Je ne suis plus au service de votre banque !

Les difficultés qu’il connut lorsqu’il fut à l’Elysée, avec certaines puissances occultes, ne sont pas étrangères à son attitude très réservée à l’égard des intérêts oligarchiques.

Ses successeurs n’ont pas eu le même comportement. Passons sur Giscard d’Estaing, dont les intérêts matrimoniaux se confondent avec ceux de la famille Schneider (du Creusot) — son épouse, Anne-Aymone de Brantes, est fille de Marguerite Schneider et l’associée et cliente, dans certaines affaires, de la banque Lazard. Battu aux élections présidentielles de 1981, il eut pour successeur François Mitterrand, qui avait su faire oublier la francisque dont le décora le maréchal Pétain pour devenir ministre de Mendès-France en 1955 et Premier secrétaire du Parti socialiste en 1971.

Ce dénigreur épisodique du Grand Capital est probablement le président le plus entouré de milliardaires que notre République ait connu. Ce n’est pas pour rien que L’Expansion, la revue économique, appelait Jean Riboud « Le P. D. G. du Président 6 ». Ami intime de Mitterrand, millionnaire en dollars, bénéficiant du plus haut salaire des « patrons » travaillant aux États-Unis, Jean Riboud (décédé il y a de nombreuses années) était de P. D. G. de Schlumberger, une multinationale dont la richesse et la puissance dépassent celles d’un État moyen. Il était le frère du P. D. G. de BSN-Danone, l’un des plus importants « capitalistes » de la Ve République. Autre « gourou » du président Mitterrand : François Dalle, hier encore patron du numéro un international du cosmétique, L’Oréal, lié au trust Nestlé, marques mondialement connues. Le créateur de L’Oréal, Eugène Schueller, était, avant la guerre, l’un des commanditaires de la Cagoule et, pendant la guerre, l’un des dirigeants (co-fondateur) du MSR, le mouvement nationaliste fascisant de son ami Eugène Deloncle. La fille de Schueller, Mme André Bettencourt, est toujours « patron » de L’Oréal ; elle est aussi, avec son mari, ancien ministre de Mendès-France, une intime du président Mitterrand, dont Schueller avait fait un directeur de sa revue Votre Beauté, en 1946.

Le scandale Pelat, mort quelques jours avant d’être arrêté pour divers délits financiers, a attiré l’attention sur les fréquentations douteuses de l’hôte socialiste de l’Élysée. L’amitié du président Mitterrand pour ce financier véreux, devenu l’ami de Bérégovoy, a coûté la vie à l’ancien Premier ministre, qui n’a pu supporter le déshonneur. Un autre homme d’affaires, franc-maçon et trotskiste, Max Théret, qui fut longtemps le patron de la FNAC et, également, un proche du Parti socialiste et de l’Élysée, connut la honte de la condamnation (2 ans de prison avec sursis et 2 millions et demi de francs d’amende, en première instance) pour délit d’initié (avec son complice Pelat). Il faut dire qu’une partie des profits qu’il tirait de ses combines alimentait les caisses de divers partis, associations et journaux de gauche : le PSU, puis le Parti socialiste, dont il fut membre, SOS-Racisme et surtout Le Matin de Paris, qui devait être « le grand quotidien d’information » de la gauche socialiste. Après avoir tenté de racheter France-Soir en 1982, au lendemain de la victoire de Mitterrand à l’élection présidentielle, il devint le commanditaire et le patron du Matin : il y perdit une grande partie de sa fortune ; « Max Théret était milliardaire avant l’arrivée de la gauche au pouvoir », a dit Bertrand Delanoë, conseiller de Paris et secrétaire de la section socialiste à laquelle Théret appartient. « Il ne l’est plus. Il a plus servi ses convictions que ses convictions ne l’ont servi » (Le Monde, 27 mai 1994). Peut-on en dire autant d’un autre « manieur d’argent » du nom d’André Rousselet, autre intime de Mitterrand, qui domina de longues années Canal+, la chaîne à péage que le tandem Havas-Cie Générale des eaux vient de lui arracher ? Rousselet aussi est un intime de l’Élysée : il en a même été le secrétaire général. Avec un pareil entourage, on devine que le président de la République est plus proche des intérêts du « Gros Argent » que des angoisses des défavorisés de la vie. Mais revenons aux parlementaires qui, du moins officiellement, font les lois auxquelles les Français sont tenus d’obéir. Parmi ces 577 membres de notre Assemblée nationale qui, en fin de compte, imposent leurs volontés à un Sénat réduit à un rôle secondaire par la constitution de 1958, combien de députés sont capables d’aborder les questions importantes (finances, économie, fiscalité, exportation, douanes, etc.) ? S’il leur faut étudier toutes celles qui leur sont soumises, quand pourraient-ils s’occuper de leurs électeurs ?

Ils constituent des commissions, dont les membres sont chargés d’étudier les affaires. À leur tour, ces commissions désignent un rapporteur. C’est ce dernier qui fait tout le travail. Lorsque son rapport est prêt, la commission l’adopte, quelquefois après l’avoir amendé. Puis ce gros dossier de deux cents à cinq cents pages bourrées de chiffres, de statistiques et de graphiques est soumis à l’Assemblée tout entière. En principe, chaque député devrait lire ce volumineux rapport. En fait, rares sont ceux qui le parcourent. Aussi l’adoptent-ils sans grand changement. Qui connaîtrait mieux la question que le rapporteur ? se disent-ils, et ils font confiance à leur collègue.

— Un bon rapporteur vaut une mine d’or, disait un financier, qui savait tirer parti de la collaboration d’un député arriviste et pas trop scrupuleux. Hélas ! il y en a un certain nombre sur les travées du Palais Bourbon, dans tous les groupes : ils ne sont pas la majorité, loin de là, mais il suffit que les oligarchies financières en aient quelques-uns, bien placés, dans leur manche, pour que leurs intérêts soient sérieusement défendus, au détriment (si besoin est) de l’intérêt général.

Il va sans dire que le parlementaire qui peut faire gagner cent millions (parfois des milliards !) à tel importateur ou consortium immobilier, à tel gros entrepreneur de travaux publics, est particulièrement soigné par ces « capitalistes ». De même qu’elles ont recours, pour le recrutement de leur personnel supérieur, aux fameux « chasseurs de têtes », ces grandes sociétés cosmopolites disposent d’un ou de plusieurs conseillers politiques pour la recherche des cracks en herbe susceptibles de les servir. On n’attend pas que les personnages convoités soient devenu des leaders politiques pour se les attacher : on les recrute, en quelque sorte, avant qu’ils soient en place.

Le scandale des fausses factures a révélé que c’est au premier stade, celui de l’élu local ou régional, que le corrupteur agit. Les aides financières accordées aux candidats à la députation le sont rarement à des inconnus. Sans doute, les candidats ne seront pas tous élus, et, parmi les élus un très grand nombre d’entre eux ne céderont jamais à ces « amicales pressions ». Le député ayant des convictions et des scrupules, neuf fois sur dix, restera dans son coin, évitera de se faire remarquer et... se fera battre aux élections suivantes. Mais s’il est, au contraire, ambitieux, effronté et avide, il se servira de ceux qui l’ont aidé financièrement pour réussir et, en retour, il se mettra à leur disposition. Cet échange de bons procédés favorisera la carrière du parlementaire qui deviendra l’une des vedettes du Palais Bourbon et, qui sait ? secrétaire d’État ou ministre. Les « grosses têtes » de l’Assemblée Nationale refusent parfois d’entrer dans le jeu, mais le plus souvent elles acceptent d’entrer dans le Système qui régit toute la politique française. Bien peu échappent au carcan doré...

C’est donc, dès ses premiers pas, que le futur député est pris en main par les oligarchies financières. Parfois cela n’est qu’une tentation, le futur parlementaire ne se laissera pas faire : il accepte les subventions qu’on lui donne, mais refuse ensuite de répondre favorablement aux avances de ses bailleurs de fonds électoraux. Ces derniers se doutent bien qu’ils ne seront pas gagnants à tous les coups. Aussi leurs versements, pendant les campagnes électorales, sont-ils effectués à plusieurs candidats concurrents.

Saturday, February 05, 2011

Appel à un contre-pouvoir européen



Nous, élus européens en charge de réglementer les marchés financiers et les banques, constatons tous les jours la pression exercée par l'industrie financière et bancaire pour influencer les lois qui la régissent. 
Il n'est pas anormal que ces entreprises fassent entendre leur point de vue et discutent régulièrement avec les législateurs. Mais l'asymétrie entre la puissance de ce lobbying et l'absence de contre-expertise nous semble un danger pour la démocratie. Le lobbying des uns doit en effet être contrebalancé par celui des autres. En matière environnementale et de santé publique, en face des industriels, les organisations non gouvernementales (ONG) ont développé une véritable contre-expertise. Il en est de même en matière sociale entre les organisations patronales et syndicales. Cette confrontation permet aux élus d'entendre des arguments contradictoires. En matière financière, ce n'est pas le cas. Ni les syndicats de salariés, ni les ONG n'ont développé d'expertise capable de rivaliser avec celle des banques. 


Il n'existe donc pas aujourd'hui de contre-pouvoir suffisant dans la société civile. 
Cette asymétrie constitue à nos yeux un danger pour la qualité des lois, et pour la démocratie.


        Car cette asymétrie s'inscrit dans un contexte de forte proximité des élites politiques et financières. Aux Etats-Unis les liens entre Goldman Sachs et l'administration fédérale sont connus. Mais en Europe cette proximité n'est pas moindre. Elle contribue à renforcer la prise en compte des arguments de l'industrie financière de manière unilatérale et constitue un frein certain à la capacité du personnel politique à prendre des décisions en toute indépendance. Or, l'absence de réponse politique adéquate à la crise du système financier peut nourrir toute forme de populisme, basé davantage sur l'émotion que sur la raison.


         En tant qu'élus européens en charge de la réglementation financière et bancaire nous appelons donc la société civile (ONGs, syndicats, universitaires, think-tanks...) à s'organiser pour créer une (ou plusieurs) organisation non gouvernementale capable(s) de développer une contre expertise sur les activités menées sur les marchés financiers par les principaux opérateurs (banques, compagnies d'assurances, hedge funds, etc…) et de faire connaître de manière efficace cette analyse aux médias.  
En tant qu'élus issus de plusieurs familles politiques nous pouvons diverger sur les mesures à prendre. 
Mais nous convergeons pour alerter l'opinion sur ce risque pour la qualité de la démocratie. 


          Nous invitons l'ensemble des parlementaires européens et nationaux à rejoindre notre appel.


Finance Watch
http://www.callforfinancewatch.org/financewatchFRappel.html


Vers un contre-pouvoir aux banques ?
Entretien avec Pascal Canfin http://ceras-projet.org/index.php?id=4685

Wednesday, December 01, 2010

En Grande-Bretagne, des milliers d'enfants volés par le gouvernement


Les services sociaux britanniques enlèvent des milliers d'enfants par an à leurs familles. Sans raisons apparentes, ces enfants sont remis à l'adoption. Des assistants sociaux qui n'ont "pas besoin d'avoir une raison, ils ont seulement besoin d'une excuse".

Le 24 février 2010 à la Chambre des Communes, le Premier ministre Gordon Brown et les deux leaders de l'opposition présentent des excuses aux milliers d'enfants britanniques arrachés aux familles pauvres pendant des décennies. Des enfants alors déportés en Australie et dans d'autres pays du Commonwealth.

Ces familles méritent des "excuses illimitées", disent les hommes politiques. Et pourtant, plusieurs mois plus tard, rien n'a vraiment changé. Les services sociaux poursuivent leur mission, quasiment en toute impunité. Au début de la décennie, le gouvernement de Tony Blair avait même accordé des "primes au rendement" aux assistants sociaux, pour stimuler le marché de l'adoption. Depuis 1967, les enfants ne sont plus envoyés en Australie, mais ils sont toujours "volés" et placés sur le marché de l'adoption, presque sans aucun droit de recours. Des pratiques proches du kidnapping.

Les services sociaux, les "SS"

Les familles n'hésitent pas à appeler les services sociaux par leurs initiales, les "SS". Des "SS" qui enlèvent les nourrissons à l'hôpital. Ou dans le foyer familial, avec l'aide de la police. Pour quelles raisons ? Elles semblent en général peu claires. Le choix est motivé par les assistants sociaux. Mais les parents n'ont pas accès à ces dossiers. Ils ignorent tout ou presque des charges qui sont retenues contre eux. Les voilà définis comme étant "inaptes à éduquer leurs propres enfants".

Parfois, ces services sociaux profitent de problèmes familiaux d'une famille. Une dépression, une rupture, et les enfants sont retirés à leurs parents. Une loi oblige même les parents à se taire lorsqu'on enlève leurs enfants. Et en particulier vis-à-vis des journalistes. Pour les journalistes, justement, s'ils sont Britanniques, le fait de nommer les familles est un toboggan vers la prison car "c'est dans l'intérêt de l'enfant de ne pas être nommé".

Les parents narcissiques, colériques, violents ou gros ne peuvent garder leurs enfants

Certaines catégories de parents ont été définies comme "à risque". Ils n'ont pas le droit de garder leurs enfants, selon les services sociaux. C'est notamment le cas des parents narcissiques, colériques ou catégorisés comme violents. Voire ceux qui souffrent d'obésité. Et puis, il faut évoquer cette affaire de fécondation in vitro qui a donné un résultat étonnant : une personne d'origine indienne a donné naissance à une petite fille blonde. Les "SS" n'ont pas apprécié. La petite fille a été enlevée à ses parents. De même que les deux enfants qui restaient à la maison.

Les services sociaux n'hésitent pas non plus à catégoriser publiquement tel père ou telle mère comme abuseur sexuel. Des fausses accusations qui détruisent ainsi plusieurs vies.

Pas autiste, mais "victime des négligences de sa mère"

Malgré des dossiers médicaux complets, une mère d'un enfant autiste s'est vue retirer la garde de son enfant. Selon les services sociaux, l'adolescent n'est pas autiste, mais est "victime des négligences de sa mère". La maman est mise sur la liste des abuseurs, perd son emploi et n'est même pas acceptée en tant que femme de ménage dans un supermarché. La prostitution devient pour elle le seul moyen de ne pas aller habiter dans la rue.

Aujourd'hui, quelques voix s'élèvent pour dénoncer ces pratiques d'enlèvement où des bébés sont littéralement arrachés aux bras de leur mère, où des enfants plus âgés sont enlevés au domicile de leurs grands-parents.

Ian Josephs, un ancien conseiller municipal expatrié dans le sud de la France, organise la "résistance" contre ces services sociaux via un site Internet http://www.forced-adoption.com/introduction.asp . Il a constitué un véritable manuel de combat pour les familles. Il explique aux familles la marche à suivre. Ou fournit directement les billets pour l'Irlande, comme cette femme enceinte elle-même adoptée. Jugée "pas assez intelligente" pour se marier par les autorités, elle a filé en Irlande pour se marier et mettre au monde son enfant.

Il est presque impossible de revoir ses propres enfants

Parce qu'une fois les enfants retirés à leurs parents, parfois à leur insu, c'est la croix et la bannière pour pouvoir espérer les revoir. Certains parents ne peuvent retrouver leurs enfants qu'à de rares moments. Des moments sous haute surveillance. Les pleurs des enfants qui retrouvent leur mère sont vus par les "SS" comme des pleurs de douleurs. Des rapports tronquant la réalité sont ainsi produits et renforcent le sentiment d'injustice qui habite des milliers de familles.

Ou alors, les enfants placés isolés. Certains ne reçoivent jamais les nombreuses lettres envoyées par leurs parents.

Certains enfants n'attendent que leurs 16 ans pour partir à la recherche des parents auxquels on les a arrachés. Certains parents osent timidement utiliser les réseaux sociaux pour espérer retrouver leurs enfants volés.
Depuis plusieurs mois, Florence Bellone, la correspondante de la RTBF à Londres, mène l'enquête : les témoignages qu'elle a recueillis sont à la fois choquants et bouleversants.

Elle rompt ainsi la barrière du silence, en faisant témoigner des familles qui n'ont pas officiellement le droit de s'exprimer devant la presse.

Ce récit, par moments, surréaliste se passe ici, en Europe, à une heure et quart de Bruxelles.
A. de Callataÿ

Source :
A la fin de l’article, vous pouvez écouter un reportage sur ce sujet.

La franc-maçonnerie, de Poncins, Guénon et Evola

Léon de Poncins, l'ennemi des sociétés secrètes mondialistes, était-il disciple de René Guénon et de Julius Evola ? « Desce...